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LES COPS 09
Publié le 22/05/2009 à 06:04 par lescops

Marie-France DAUBIGNY
après l'écriture de ma première pièce " L’alzheimer du rire aux larmes " , je n'avais pas l'intention de réécrire théâtre, ce sont les aléas de la vie qui m'y ont poussé. Le refus de me verser mes droits d'auteur, la menace de la metteur en scène de me discréditer en écrivant un article à la presse pour me présenter comme quelqu'un de mesquin et d'interessée ( Alors que je fais dans le social depuis très longtemps et que je donne beaucoup), puis d'écrire une pièce en me donnant le mauvais rôle, m'ont poussé à écrire ELLE M A FAIT UN BB DANS LE DOS (pièce comique).
J'écris en me servant du rire pour exorciser les douleurs, je le fais aussi avec mon coeur, c'est du vécu.
Les pièces interessent de nombreuses troupes et seront montées en 2010 (rire, en espérant que ceux qui l'ont dit, tiennent leurs promesses, rien n'est jamais acquis...Il faut batailler au quotidien...Et seule sans aide, vraiment ce n'est pas évident......Si cela doit se faire, cela se fera...........sinon.............tant pis..Encore des galères...J'ai l'habitude de cette longue attente même s'il m'arrive de baisser les bras...Parfois je me dis qu'il faudrait un miracle, alors j'appelle mes anges en espérant qu'ils m'entendent et que la roue tourne)
Pour la pièce CONVOI D ANGES HEUREUX...C'est un ami qui m'a demandé de l'écrire.... Il avait plein de phrases rigolotes et de blagues et a souhaité que je brode autour, voilà cette pièce comique est pour un duo et je remercie Vivement Jacques G de m'avoir poussé, alors que j'avais plus d'envie
Pour ma pièce de théâtre « L’Alzheimer du rire aux larmes »
Il faudra tenir compte que même si ma pièce a été en partie montée, que c'est ma première pièce... J'ai fait une mauvaise découpe des scènes et par jeu j'en ai mis des facultatives... je suis spéciale, à mon avis j'innove dans ce domaine... C'est néanmoins du vécu, autour duquel j'ai quelque peu brodé... La troupe L ART SCENE l'a en partie joué le 10 novembre 07 et décembre 08 dans l'Oise. Elle est protégée par la SACD
On disait ma pièce immontable et pourtant une équipe d'amateur l'a en partie mise en scène, elle a été suivie d'un débat animé par un médecin conférencier, par une dame faisant partie de l'association Oise Alzheimer et par divers autres intervenants. Le public présent l'a bien accueilli
C'est une pièce mixte, comique qui mérite d'être vue dans son intégralité, j'ai mis des scènes facultatives …
NOTE DE L AUTEUR
Auxiliaire vie et services auprès de personnes âgées depuis plusieurs années. Je me suis occupée de personnes ayant la maladie d’Alzheimer. Auteur membre adhérent Sacem depuis 1981, auteur de contes pour enfants et de 2 livres autobiographiques (non publiés), auteur de poésie publiée par les ADEX 30 rue René Delorme 60800 ROUVILLE « des bleus de toutes les couleurs publié en 1997 » » éclats de dire publié 1999 ». J’écris depuis l’âge de 12 ans avec le sentiment d’être née un stylo dans les mains.
Je voulais être journaliste. J’ai raté ma vocation. Animatrice socio-éducatif en 1976, j’ai passé mon BAFA, puis directrice stagiaire de camps d’ados, je n’ai pu terminer ma formation suite à crise de l’emploi en Lorraine et à mutation dans OISE où j’ai suivi mon compagnon de l’époque. Dès mon arrivée, je me suis inscrite en mairie pour animer un atelier Théâtre pour enfants. J’ai occupée ce po
Ayant toujours écrit, le passage à l’écriture d’une pièce de théâtre pour le sujet Alzheimer me tenant à cœur, fut aisé à franchir.
C’est un vrai régal que de retranscrire une partie du vécu auprès des malades et ensuite de broder autour.
J’aime aller à l’exagération extrême. Je l’ai fait en particulier dans le prologue. En effet on a rarement vu des infirmières démissionner, ni un médecin refuser de se déplacer pour un ou une patiente. De même qu’il est rarissime qu’un organisme ait une personne disponible sous le coude pour répondre présent de suite à une demande.
Marie-France DAUBIGNY
http://theatre.artblog.fr
http://mariefrancedaubigny.musique.com
Extrait de CONVOI D’ANGES HEUREUX
Une grande dame qui transpire la femme du monde, bien sapée, se promène sur les quais et parle haut se croyant seule, elle est désespérée et fait le bilan de sa vie (projecteur juste sur elle)
Elle – (d’une voix emplie de larmes) J’ai tout perdu, il me fait cocu, je le sais, j’ai senti le parfum de l’autre, j’ai trouvé un petit mot doux.
J’ai perdu mon travail, à cause de plusieurs accidents, ce n’est plus un dos que j’ai c’est de la marmelade. A cinquante ans, ne plus plaire à son mari, ne plus pouvoir exercer, c’est triste. Je me sens inutile, tellement inutile (sanglots dans la voix) et fatiguée, tellement fatiguée. Je fous quoi sur cette terre, si plus personne n’y a besoin de moi.
Je me sens si seule, tellement seule et désolée. (Elle marque un temps d’arrêt, s’approche du bord du quai timidement) Ce quai vide, me semble idéal (Elle s’avance encore un peu, en tâtonnant du pied, indécise) J’y vais, je n’y vais pas ? C’est que c’est haut, je ne sais pas nager mais bon quand on se suicide y ‘ a pas besoin de savoir nager et puis pourquoi je me pose des questions. Qu’importe si je suis mouillée, décoiffée ou autres, je suis venue ici dans un seul but, me foutre à l’eau. J’aurai pu choisir la pendaison mais je n’ai pas d’échelle et puis même si tirer la langue après pourrait être une pirouette à la vie, sentir ma nuque craquer, je ne pouvais pas le supporter.
- (Elle poursuit) Tandis que l’eau, je peux penser que j’entre dans mon bain et que je m’enfonce tout doux comme dans du coton. Il suffit de fermer les yeux et de ne plus penser et je m’en fous crie t-elle qu’on retrouve mon corps en mer, parce qu’il y a avis de tempête.
(A ce moment là on entend une voix tonitruante qui sort de dedans d’un carton caché dans un coin et qu’elle n’avait pas remarqué et qui la fait sursauter)
Lui – Tempête, t’en pète le lundi, t’en chie le mardi
(Elle s’approche, craintive et marche par inadvertance sur un tas de carton dont sort la tête
d’un clochard bougon)(le projecteur s’allume sur ce coin)
LUI – Hé ! Oh ! Vous marchez sur ma maison crie t’il exaspéré
Elle – « craintive » Oh pardon ! Je ne vous avais pas vu
Lui – « Mi colère, mi moqueur » Ouais on dit cela ! N’empêche que vous me marchez dessus sans crier gare, ben ouais quoi vous ne voyez pas que je suis chez moi, est ce que je viens vous déranger moi ? Est-ce que je me jette dans le vide du haut d’un trottoir ? (Elle ne répond pas à ses questions, elle en oublie même ce qu’elle venait faire là et s’extasie)
Elle – Une maison en carton (puis inquiète, elle lance des regards de tous côtés)
Lui – « interrogatif » Qu’est ce que vous cherchez ?
Elle – « moqueuse » Le loup ! Vous me faites penser au petit cochon de la fable, alors je cherche le loup
Lui – (Rire caverneux il s’esclaffe) Et qu’est ce qui vous dit que je ne suis pas le loup de la fable, hein ! J’ai mangé le petit cochon et je suis installé dans sa maison
Elle – (Elle prend un air outré) Grand Dieu, vous un loup ! J’en doute fort, vous ressemblez plus à un cochon dans cet accoutrement, quoique vous ayez aussi le profil d’un fauve
Lui-(Voix cassante) Méfiez vous madame, vous m’insultez !
Elle – Pardon, je ne voulais point vous offenser
Lui- « la détaillant de bas en haut, toujours assis dans son carton » Oui, oui on dit cela et « on » n’en pense pas moins, alors on vient courir le guilledou, y’avait personne dans la soirée, vous n’avez pas trouvé chaussure à votre pied ?
Elle –« outrée » Monsieur, je ne suis pas celle que vous croyez
Lui – « intrigué »Alors que fait une grande dame de votre classe au bord des quais, seule
Elle –« dubitative » elle se promène, elle rêvasse, elle est irrémédiablement attirée par l’eau
Lui – « moqueur » Ah ! Oui et c’est t’y donc qu’elle voudrait plonger, compter fleurette aux poissons, piquer une tête, se rafraîchir ?
Elle – « ne chassant sur quel pied danser » C’est fort possible mon ami, elle y songe
Lui –« interrogatif » Et pourquoi, elle voudrait le faire ? Elle compte sur un bon samaritain pour la repêcher ?
Elle –Que nenni, elle se croyait seule et vous apparûtes, donc elle n’en fera rien
Lui – (pour lui-même parlant haut) Je ne suis pas en rut que je ne sache mais elle est croquante, ça pourrait le devenir
Elle – Vous dîtes ?
Lui – Rien je cause tout seul pour me tenir compagnie
Elle –« étonnée » Oh, vous aussi il vous arrive de parler seul !
Lui – Oui
Elle – Tant mieux mais puisque maintenant nous sommes deux peut être pourrions nous bavarder ?
Lui – Oui, c’est ce que l’on fait, il me semble !
Elle – Puis je vous poser une question ?
Lui – faîtes
Elle – Pourquoi dormez vous dans du carton ? N’avez-vous pas un logis ?
Lui –« moqueur » vous dites vouloir me poser une question et vous en posez deux mais bon pour vous répondre, non je n’ai plus de maison, alors je dors ici et je compte les étoiles
Elle –« avec un sourire » Ah ! C’est une bien belle occupation et qu’en pense votre femme ?
Lui –« bougon » Je n’ai plus de femme
Elle –« curieuse » tiens et pourquoi donc ?
Lui – elle aimait les fleurs, elle leur coupait la queue, quand elle m’a dit je t’aime, j’ai eu peur
Elle – (Riant) Grand Dieu, mon pauvre
Lui – (Philosophe) Pauvre je le suis, il est inutile de me le rappeler
Elle – Pardon ! Vous ne travaillez point ?
Lui –« d’une voix poignante » Je suis malade je souffre d’élépathie
Elle – Aïe
Lui- Vous avez mal
Elle-« intriguée » Non je dis aïe pour vous, quelle est donc cette maladie
Lui – « rieur » Elépathie ma jeunesse
Elle – (Eclatant de rire) Oh vous êtes un marrant !
Lui – Oui j’adore les jeux de mots, sinon pour vivre je joue de la musique, j’ai la musicoviscidose dans le sang, moi madame
Elle – La quoi ?
Lui – la musicoviscidose, c’est une bonne maladie
Elle – Très drôle
pour lire la suite et les extraits des 2 autres pièces
http://theatre.artblog.fr
merci à Rodolphe Kuhn (kurodalsace) qui a monté le blog
http://kurodalsace.musicblog.fr
je suis toujours à la recherche de troupes de théâtre qui accepteraient de monter mes pièces (pas sérieux s'abstenir)
des chanteurs, chanteuses, compositeurs peuvent me contacter pour que mes textes ou chansons ne dorment pas dans des tiroirs
pour découvrr des extraits de la comédie musicale "A toi pour toujours Cendrillon"
Paroles de Marie-France Daubigny
Musique et orchestration Serge Vachon
Copyright Socan et Sacem 2009 :
http://mariefrancedaubigny.musique.com/356375/Reverence-extrait-comedie-musicale
http://mariefrancedaubigny.musique.com/357184/Marraine-extrait-de-la-comedie-musicale-A-TOI-POUR-TOUJOURS-CENDRILLON
http://mariefrancedaubigny.musique.com/358372/Pantoufle-de-verre-extrait-comedie-musicale-suite
http://mariefrancedaubigny.musique.com/360666/Non-tu-n-auras-rien-suite-comedie-musicale
pour découvrir Marie-France, alias Eden BLU, auteure de textes de chansons
un autre article sur « Les Cops de bernard » :
http://lescops.centerblog.net/4527084-PARTIR-SOUS-D-AUTRES-LATITUDES
.
Publié le 25/04/2009 à 12:00 par lescops

LA PATTE FOLLE
Ma petite personne :
La Patte Folle, 44 ans, femme au foyer, mariée, une fille de 13 ans
Travaillé dans des grandes entreprises de 19 à 31 ans, puis bénévolat
Gauchère qui apprend à ne pas être trop gauche de ses mains et de sa tête !
Mon blog :
Fantaisie à partager avec d'autres, sur mes activités manuelles, mes trouvailles de brocante, mes lectures, mes photos ...
Ce blog me redonne confiance, après plusieurs claques de la vie, comme on en connaît tous, et me permet de découvrir tous les moyens artistiques de s'exprimer (photos, dessins, peinture, écriture de textes, etc...)
http://lapattefolle.rmc.fr
Tout d'abord, un texte de mon autre blog :
ANICROCHE
L'ANICROCHE EST EPHEMERE...
ELLE EST JUSTE LE PETIT GRAIN DE SABLE QUI FAIT QUE CA COINCE TOUJOURS UN PEU... ET QUE L'ON SE POSE DES QUESTIONS...
http://anicroche.musicblog.fr
ERREUR DE FORMATAGE
Longtemps, j'ai eu cette impression
De ne pas être vraiment formatée
Objectivement, de la même façon
Qu'un tas de gens copiés / collés.
J'en ai voulu aux gestionnaires
Qui ont saisi ma base de données
Autrement dit, ma mère, mon père
Qui m'auraient mal paramétrée !
Mais c'était à moi, le navigateur,
De choisir les meilleures options
D'ouvrir à l'infini mon coeur
Et de leur accorder mon pardon !
J'ai oublié de me sauvegarder,
D'effectuer les bonnes mises à jour,
Et très souvent, je me suis trompée
En accusant ce manque d'amour...
Je n'ai pas changé de caractère
Mais je peux maintenant m'insérer,
Arrêter de jouer les réfractaires,
Mieux gérer mes propriétés.
Il va falloir faire attention
Avec l'aide de mon assistant
A ne pas rater les connexions
Et à rattraper tout ce temps !
Sur toutes les en-têtes de mes pages
Je veux écrire "la vie est belle !"
Mieux régler les paramétrages,
Me créer de nouveaux modèles !
Je n'hésite plus à demander de l'aide
Quand je me sens un peu perdue,
J'ai pris cette nouvelle habitude
De demander chaque fois l'aperçu !
Il n'y a plus que moi pour valider
Ma barre d'outils, ma barre d'état,
Je vais enfin pouvoir m'exporter
Et choisir moi-même mon format !
Anicroche - Avril 2009
voici le texte que m’a proposé La patte folle qui faisait partie de mes invitées dans une série d’articles intitulée « PAROLES DE FEMMES »
http://chantsongs.musique.com/288848/PAROLES-DE-FEMMES
« PAROLES DE FEMMES »
1ère PARTIE
Remplir une machine à laver est un vrai bonheur !
Trier le clair du foncé, considérer les températures afin d'éviter tout désastre...Et le pire est à venir : remettre les chaussettes, les tee-shirts, etc. ..., à l'endroit, alors que l'on répète en boucle à qui veut bien l'entendre « Mettez-moi vos chaussettes et tout le reste à l'endroit ! C'est usant à la fin ! Si ça continue, je rangerai tout à l'envers aussi ! Na ! Et en plus, pas repassé ! Na ! »
Faire à manger au quotidien est aussi un vrai bonheur !
Trouver des idées fédératrices ! Faire plaisir à tout le monde ! S'arranger pour que le moment du repas, le soir notamment, soit une trêve sympathique en famille pour se raconter les p'tits bonheurs ou les p'tits malheurs de la journée ! Essayer de jouer la carte du repas équilibré, quand on a face à soi des amateurs modérés de légumes !
Faire le ménage est un 3ème bonheur et non des moindres !
Ramasser tout ce qui traîne, passer l'aspirateur, descendre les poubelles, faire les poussières – ou les défaire ! La liste est infinie des p'tits bonheurs à prendre au jour le jour ! Faire tout rentrer dans les placards, les boîtes, les paniers, parce qu'ils l'ont dit dans le Feng Shui : pas d'angle pointu, rien qui puisse empêcher le Chi de circuler ! Et vas pour la circulation libre d'énergies positives dans toute la maison !
2ème PARTIE
Et là, atterrés devant l'écran – ou début de sourire aux lèvres -, vous vous dîtes :
« C'est quoi ça ? D'où elle sort celle-là ? Ce n'est pas ce que Bernard avait demandé ! Hors sujet ! »
Non, non, pas hors sujet ! Bernard a demandé « Paroles de Femme » ! J'en suis une, ma vision vaut ce qu'elle vaut, mais c'est la mienne ! J'explique :
Je suis femme au foyer, par choix complètement et définitivement assumé ! « Ni bourgeoise, ni coincée, ni esclave, ni cloîtrée » telle est ma devise ! Ce que j'ai listé dans la première partie – qui est loin d'être exhaustif ! - n'est que le prix à payer pour la LIBERTE ! Ne pas travailler (à condition évidemment d'en avoir le choix financier, et surtout d'avoir des besoins « simples »), c'est décider de VIVRE BIEN POUR SOI, MAIS SURTOUT D'AVOIR LE TEMPS POUR EN FAIRE PROFITER LES AUTRES !
Il est plus difficile de se prendre en charge, de se fixer des horaires soi-même, que de simplement subir ceux du cadre rigide d'un travail ! L'absence ou quasi absence de limites extérieures m'oblige à m'en fixer moi-même ! 14 ans que mon réveil continue à sonner tôt tous les matins, de bonne heure (et de bonheur !) !
A noter que je dis « femme au foyer » et non « mère au foyer ». On peut avoir fait ce choix de vie et ne pas être pour autant une poule pondeuse ! Je précise, car souvent les gens sont surpris - passé le moment d'effarement à l'annonce de mon statut de non salarié (!!) - de m'entendre répondre que je n'ai qu'une seule fille ! Ce choix d'enfant unique, je l'ai fait sciemment aussi...Beaucoup – paradoxalement souvent des femmes - sous-entendent vaillamment que femme au foyer consiste essentiellement à faire le ménage et à s'occuper des enfants ! Certaines – carte professionnelle en main ! - vont jusqu'à vous faire délicatement comprendre que vous devez être une fainéante, voire une complète idiote dépendante ! Merci Mesdames, mais ma vérité est bien loin !
Hors de question également d'accompagner les élèves de maternelle ou de primaire à la piscine, ou autres ! On peut être femme au foyer sans avoir pour autant de vocation de monitrice de colonies de vacances ! Cela crée parfois des jalousies entre les enfants, et la surprotection maternelle n'est pas forcément un avantage pour l'enfant concerné ! On me l'a parfois gentiment reproché, sous-entendant que je n'avais surement rien d'autre à faire ! Que l'on organise plutôt un système d'embauche sur plusieurs écoles !
Il y a pleins de choses à faire du temps libre disponible, une fois que tout le « travail » est fait ! Les associations de bénévoles sont nombreuses et dans tous les domaines (j'ai passé 10 ans au sein de l'une et 2 ans dans une autre) ! Les diverses activités manuelles ou intellectuelles sont innombrables également !
Pourquoi considérer qu'une femme doive travailler pour « s'épanouir » alors que l'homme l'a toujours fait dans l'unique but de « gagner sa vie » ? Certes, pourquoi toujours l'homme et pas la femme ? La répartition traditionnelle de la femme au foyer et de l'homme au travail doit bien évidemment évoluer ! Hors de question évidemment d'empêcher celles qui le veulent – ou qui n'ont pas le choix – de travailler !
Les choix de société qui ont été faits – consommation à outrance, vie basée principalement sur le matériel et les plaisirs « payants » – ont fait éclater la structure familiale. Aucune importance que ce soit l'homme ou la femme au foyer ! Juste donner la possibilité aux deux de pouvoir choisir me semble la meilleure solution pour les enfants, qu'il y en ait 1 ou 6 ! Et pour l'homme ou la femme, d'ailleurs !
Cela sous-entend une parfaite égalité salariale homme / femme (en n'oubliant pas de les relever un peu pour tous au passage !!), les mêmes choix possibles dans les études, les mêmes libertés quel que soit le sujet ! Que l'on ne se sente pas obligés de s'enfermer dans un moule stéréotypé, en vivant en couple et en faisant des enfants juste pour suivre – inconsciemment souvent – les modèles dictés par la société ! Toujours dans le respect de la liberté de l'individu, et de son intégrité !
Que l'on apprenne à nos enfants à ne plus être des moutons, qu'on leur laisse la possibilité d'inventer une nouvelle société, qu'on leur donne les armes pour faire des choix réels de vie ! Bien évidemment, des erreurs, ils en feront comme tout le monde ! Mais quand les erreurs sont ciblées et comprises, elles sont plus faciles à assumer, et à rectifier si besoin !
L'humilité, l'autodérision, l'humour et la fantaisie doivent rester des notions importantes, les rires et les plaisirs doivent perdurer ! Donner de l'amour encore et toujours ! C'est l'amour qui aide à grandir, à devenir un adulte autonome et responsable ! C'est l'amour qui donne la confiance en soi dès le plus jeune âge, qui fait que l'on aime ou pas son reflet dans le miroir (au propre comme au figuré !). Sans amour, pour soi-même et pour les autres, on est rien du tout !
Conquérir tout d'abord individuellement sa liberté pour permettre à tous des lendemains meilleurs !
La Patte Folle – Novembre 2008
Femme au foyer (oh yé !), 44 ans, toujours en plein questionnement !
http://lapattefolle.rmc.fr
et pour découvrir l’autre blog de La patte folle
ANICROCHE
( textes à la recherche de musiques et maquettes de chansons )
http://anicroche.musicblog.fr
Publié le 07/06/2009 à 21:40 par lescops
ANNICK TAILLÉ
Mon métier : dompteuse de mots. Au début, c'est difficile, ils sont sauvages, ils mordent !!
Mais une fois domestiqués, ils m'ont suivi sur les scènes de Marseille à Paris, bercés par les violons des balades ou déchirés par les sanglots jazzy des saxs, bousculés par les guitares rockeuses ou séduits par les langueurs latines.
Ils se sont lovés dans la bouche de nombreux interprètes, de Magali Fortin à Jean-Jacques Boitard, de Patricia Campart-Armance à K.Mina.
Un seul souhait : Qu'ils me suivent encore longtemps, encore plus loin, dans d'autres rencontres !
Alors en attendant la musique, remontez le courant avec moi et venez lire quelques uns de mes textes
http://www.myspace.com/nicou13
IMPAIR ET MANQUE
Impair et manque, je tressaute et je passe
Le rouge et tu es marron
Rien ne va plus, je tourne en rond,
Si j’manque, tu perds et ça t’agace.
T’avais promis la vie de strass,
Chanel, Corvettes, et Cartier.
Je tourne en rond dans cette impasse et passe, et passe,
Et passe les coups sans compter.
P’tite boule d’ivoire, pour toi j’me déplace.
P’tite boule d’ivoire, j’me démène, j’me dépasse.
C’est pas ma faute si je sais pas compter,
Si j’tombe toujours à côté.
Arrête de m’dire qu’je suis zéro!
C’est pas facile d’viser l’gros lot!
Me fait pas l’coup d’la parano.
Les jeux sont faits, Sept, trois, Cinq, Deux, Yahou!
Impair et manque, je tressaute et je passe
Le rouge et tu es marron
Rien ne va plus, je tourne en rond,
Si j’manque, tu perds et ça t’agace.
T’a rien compris toutes ces années,
L’amour, ça pousse pas dans le blé.
Qu’est-ce qui t’as pris de claquer tant d’argent?
Jamais personne n’a pu gagner autant.
P’tite boule d’ivoire, j’veux pas te décevoir,
Mais j’ai jamais aucune échappatoire.
C’est pas ma faute, quand je suis lancée,
Je virevolte je sais plus m'arrêter.
T’as fait tapis? Ca s’rait trop beau! Tu déménages, t’as des mirages.
T’as tout claqué! Tu m’fais craquer! Quoi que tu fasses, tu tiens jamais en place.
Impair et manque, je tressaute et je passe
Le rouge et tu es marron
Rien ne va plus, je tourne en rond,
Si j’manque, tu perds et ça t’agace.
C’est toujours pareil, t’as la meilleure martingale,
Tu joues, tu joues, tu joues.
J’en ai ma claque des sous-sols de palace!
Tu joues, tu joues, tu joues
Ca s’pass’ra comme sur des roulettes, tu parles!
Je roule, Je roule, je roule.
Reprends tes plaques, on va quitter ce tripot.
J’voudrais t’sauver la peau
Avant que tu y laisses ton maillot.
Un coup c’est rouge, un coup c’est noir, un coup c’est vert, là je r’démarre.
Non, déconne pas! Ne triche pas!
J’avais rêvé d’une cour, d’une école,
Tous ces calots qui caracolent
Autour de moi sur le bitume.
Allez ravale ton amertume.
Viens j’te ramène à la maison
Tu sais, on peut s’en sortir.
Tu sais, on peut s’reconvertir.
Mais dans ce bouge, on tourne en rond,
On tourne en rond, on tourne en rond, on tourne en rond, on tourne en rond.
Impair et manque, donnes moi de l’espace,
Sors-moi de ma prison.
Si je reste là, je tourne plus rond.
J’t’aurais prév’nu, c’est l’impasse.
C’est l’impasse, c’est l’impasse, c’est l’impasse.
Impair et manque je tressaute et je casse
Annick Taillé
SACEM - Tous droits réservés
pour découvrir d’autres textes :
http://www.myspace.com/nicou13
j’ai mis sur chantsongs2 des textes d’Annick, à la recherche de musiques :
http://chantsongs2.centerblog.net/2591802-BOULEVARD-DES-CONFIDENCES
http://chantsongs2.centerblog.net/4517687-LA-MEMOIRE-DE-LA-NUIT
http://chantsongs2.centerblog.net/3259069-SEDIQAH-S-EVEILLE
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Publié le 16/05/2009 à 07:04 par lescops

Philippe DOHEN ( Phil PARISS )
Cette passion pour la chanson, je l’ai depuis mon plus jeune âge, mais j’ai osé franchir le pas , chanter devant un public, il y a seulement 4/5 ans, car j’étais d’une timidité pour le moins excessive, bien qu’une partie des textes de mes compos remontent à une quarantaine d’années, sous forme de poésies que j’ai « remodelé » pour faire des chansons qui collent plus à ma situation d’adulte…….et puis à cette époque je n’avais pas… disons l’appui de mon entourage, et comme je manquais de confiance en moi, le temps est passé...
Je suis sensible, passionné, un tantinet nostalgique d’une certaine époque…celle de mon enfance, de mon adolescence et j’aime « les gens vrais » ceux qui ne trichent pas, l’amitié et l’entourage sont pour moi un moteur indispensable pour être en osmose avec cette passion et par-dessus tout, je ne supporte pas l’injustice et l’hypocrisie….dur dur donc aujourd’hui !
Un jour de courage, la petite étincelle enfouie au plus profond de mon cœur s’est révélée, et m’a guidé vers la scène, endroit formidable où j’aime me retrouver et partager avec le public.
Depuis, j’ai crée une asso qui s’appelle « La Compagnie Des Gens Chanteurs » grâce à laquelle nous proposons environ 4 concerts par an, plus quelques manifestations diverses.
Ce qui caractérise cette asso c’est d’abord un dénominateur commun : la passion et l’amitié. Nos artistes sont de tous âges et de styles vraiment différents, ce qui nous permet de toucher un large public.
Mon envie …progresser encore plus au contact d’amis merveilleux avec qui je me sens parfaitement en osmose, et tant d’autres sur lesquels je peux compter et avec qui, il n’y a pas de problème d’égo et de prise de tête ; conditions sine qua non pour continuer l’aventure en toute sérénité…
Les artistes que j’admire……
Charles Aznavour, Claude Nougaro, Francis Lalane, Dany Brillant, Michel Berger, Nino Ferrer, Michel Legrand, Franck Sinatra, Mickael Bubblé…..et tant d’autres qui m’on donné l’envie et le plaisir de chanter par leurs textes, leurs mélodies et leurs sensibilités.
j'ai sorti un premier cd de 6 titres
et un deuxième récent de 7 titres
Phil PARISS
blogs : http://www.myspace.com/philippedohen
http://www.myspace.com/philnot
La Compagnie Des Gens Chanteurs
Notre rencontre s'est faite il y a quelques années, par le biais du canal associatif. Composé de gens différents mais passionnés, l'idée nous est venue de créer notre propre association sur la région aixoise La Compagnie Des Gens Chanteurs est donc née de toutes ces différences, par un rapprochement qui a eu lieu en Février 2007. Notre but principal est de créer une synergie entre auteurs compositeurs et interprètes, en favorisant la création artistique et en stimulant la qualité de l'interprétation au travers de scènes ouvertes et de représentations diverses. Dans le cadre de montage de spectacles plus élaborés, nous pouvons également fusionner avec d'autres associations, afin de vous offrir le meilleur de nous-mêmes........... Vous toucher par l'émotion d'un beau texte, vous séduire par la douceur ennivrante d'un jazz cuivré, ou tout simplement vous enmener voluptueusement sur le tempo d'un air latino; tel est notre crédo. Cher public à très bientôt, puissent nos chansons vous entrainer dans nos rêves d'un soir................
Philippe DOHEN
site de l’asso : http://www.philippe-dohen.com
J’AI GRANDI À L’ENVERS
La vie est pour moi un mystère
Car j’ai grandi à l’envers
Alors que d’autres, si sérieux
Jouent parfois les faux semblants
Mes pieds n’sont plus sur terre
Mon âme se perd au gré du vent………..
Me laissant là rempli de rêves
A la poursuite de mes chimères
La fleur de l’âge tombe comme un gant
Le miroir se lisse au fil du temps
Laissant place à l’adolescent
Qu’ je ne suis plus
Alors pourquoi me reprocher
Mon insouciance débridée
A vivre comme un oiseau fou
Au dessus d’un monde…inachevé
J’ai temps de choses à découvrir
J’ai tant de temps à rattraper
Que vos sarcasmes me laissent un flou
Comme une absence
Comme une absence……de liberté
La fleur de l’âge tombe comme un gant
Le miroir se lisse au fil du temps
Pourtant mon âme s’est envolée
Vers un destin……. plus insensé
Intermède musical
J’ai choisi de vivre sans raison
Pour que mes souvenirs soient bons
Et quand le temps sera venu
Tous mes regrets s’ront moins confus
Car j’aurais tant si bien vécu
Que mon futur me f’ra moins peur
Que les doux parfums d’antan
Seront toujours là dans mon cœur
Alors pourquoi me reprocher
Mon insouciance débridée
A vivre comme un oiseau fou
Loin de ce monde……
J’ai temps de choses à découvrir
J’ai tant de temps à rattraper
Que vos sarcasmes me laissent un flou
Comme une absence…….. de liberté
Philippe DOHEN
Delphine MAILLAND qui fait partie des Gens Chanteurs a eu sa présentation sur les Cops :
http://lescops.centerblog.net/2082908-L-AIR-DE-RIEN
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par lescops

BRUNO RODRIGUEZ-HANEY
2004 : Exposition de peintures.
2005 : Ecriture et réalisation d’un premier long métrage « Ylan » avec Slimane Mostefa-Châa, et Aïcha de Paris.
Composition de plus de cinquante musiques et chansons, pour les besoins du film.
Montage vidéo.
2007 : Ecriture et publication d’un roman autobiographique « Les murs gris de Fontenay-aux-roses » Edilivre-Editions APARIS, juillet 2007.
Réalisation d’un clip vidéo musical et publication sur différents sites internet communautaires de ce clip : Chanson « Les murs gris », chanson écrite et composée par Bruno Rodriguez.
Réalisation d’un second clip vidéo musical et publication sur différents sites internet communautaires de la chanson:« Encore un jour sans ‘’Toi’’ ».
Réalisation d’un troisième clip vidéo musical et publication sur différents sites internet communautaires de la chanson « Je m’en moque bien ».
2008 : Publication d’un second écrit, chez Edilivre-Editions APARIS. Roman « Ylan » duquel a été tiré le film vidéo du même nom. Sortie prévue janvier 2008.
Publication en DVD du film « Ylan » (les films de l’ange). En vente Virgin, Fnac, etc
Fin de chantier d’un nouveau roman « Deewa » (roman historique couvrant une période allant de 1685 à nos jours).
Fin de chantier d’un nouveau roman « Le musée de verre »
Composition et écriture d’une nouvelle chanson et réalisation du clip vidéo : Let me tell you the story
Réalisation d’un nouveau long métrage vidéo, début 2009
…………………………………………
Pour l'heure, je prépare une bande dessinée inspirée d'un livre que je viens d'écrire et qui est en cours de lecture chez quelques éditeurs dont celui qui a déjà édité mes deux premiers romans.
Je prépare également un second long métrage qui sera tourné en video Haute Définition 16/9eme et pour lequel j'ai déjà composé les musiques qui devraient tenir un rôle important dans ce film puisqu'il s'agit de l'histoire d'un compositeur de musique classique. Certaines de ces musiques sont déjà accessibles sur mon site internet.
Sinon que dire de plus, que j'ai 48 ans et que, si j'ai commencé à composer assez tôt, j'ai souhaité m'occuper de mon fils avant de me lancer dans une carrière artistique.
Je suis également peintre amateur.
adresse courriel bruno.rodriguez@hotmail.fr
site web: http://www.rodriguez-haney.com
quelques blogs
http://brh.musicblog.fr
http://fr.netlog.com/rodriguezhaney
http://www.zikpot.fr/artiste-Bruno%2BRodriguez-Haney
Extrait du livre “ LE MUSÉE DE VERRE ”
Chapitre 01
Il faisait encore nuit lorsque, vers cinq heures du matin, Micheline posa un pied hors de son lit. Elle se levait tôt depuis plus d'une trentaine d'années, tout comme elle le faisait déjà autrefois, avant d'entrer au service de cette grande famille qu'est la culture. Avant de franchir le pas et d'intégrer l'administration, elle n'était encore qu'une petite comptable anonyme, employée d'une multinationale. Le travail, le travail, le travail, toujours le travail ! Voilà quel était son hymne à la vie, son credo. Pour le reste, pas grand-chose de bien exaltant. Sa vie, sa vie à elle ! Ah, ce regard sur le monde, du haut de son mètre soixante-neuf !
Six heures. Elle avalait une dernière gorgée de café, caressait affectueusement ses deux chiens, des labradors à la robe feu qu'elle lustrait à force de câlins. Les canins tournaient autour d'elle, demandaient à sortir dans le jardin. Micheline ouvrait la porte-fenêtre du salon, laissait sortir les bêtes qui se précipitaient à l'extérieur. Elles y restaient quelques instants, puis rentraient rapidement pour un dernier au revoir, avant que leur maîtresse ne les abandonne à leur sort enviable d'animaux domestiques. Elle les aimait ses animaux, ah oui, elle les aimait ! Elle les chérissait d'ailleurs plus qu'elle ne chérirait jamais sa propre mère ; comme elle aimait à le dire à qui voulait l'entendre. Le monde entier en ignorait les raisons mais les choses étaient ainsi ! Ne disait-elle pas également : " Qui n'aime pas les bêtes, n'aime pas les gens ! ". Pour sa part, inutile de dire qu'elle adorait les animaux. Cependant, elle n'avait d'affinité qu'avec peu de monde. Elle n'aimait pas les gens, ou peut-être croyait-elle les aimer, parfois, à sa façon !
Micheline posa sa tasse dans l'évier, tout en jetant un coup d'œil sur la pendule de la cuisine. Six heures et trente minutes.
Son téléphone portable continuellement allumé, mais qui d'ordinaire ne sonnait pratiquement jamais, se mit à résonner. Elle l'attrapa, agacée, après avoir fouillé dans le fond de son sac à main accroché au dossier d'une chaise.
Sur l'écran gris de l'objet, une enveloppe indiquait qu'un message attendait d'être lu.
Micheline avait toujours eu le plus grand mal à se servir de cet instrument. Bien souvent, les rares messages que l'on voulait bien lui envoyer, séjournaient pendant plusieurs jours dans la mémoire électronique du téléphone, avant qu'elle ne se décide à les lire ou à les écouter. Pourtant, ce jour-là, peut-être parce qu'il était tôt, elle effectua les manipulations nécessaires et lut le message : " Mon Dieu quelle journée ! ".
Elle ne comprenait pas un traître mot de ce que pouvait bien signifier cette étrange formulation, d'ailleurs elle ne chercha pas plus avant à comprendre, se contentant de laisser retomber le téléphone dans le fond de son sac, ajoutant toutefois, à l'attention de l'expéditeur anonyme du texto : " C'est pas une heure chrétienne pour emmerder le monde ! ".
Un petit coup d'éponge sur la toile cirée de la table, afin que sa cuisine soit irréprochable. Elle jette l'éponge dans l'évier. Au passage, elle donne une petite tape affectueuse sur la croupe de l'un de ses chiens, tout en lui ordonnant d'aller dans son panier : l'animal obtempère sans trop se faire prier ; il a l'habitude.
Le trajet sera long jusqu'à son travail ; il ne faut pas tarder !
Elle laissera sa voiture sur le parking de la gare, à une demi-heure de là. Il sera alors près de sept heures. Le temps d'attraper le train de banlieue, d'essayer de s'y trouver une place, de préférence aux côtés de copines de voyage avec qui elle médira probablement, et elle pourra s'installer aussi bien que sa force de caractère et son toupet le lui permettront. Après trois quarts d'heure de trajet à travers villes et paysages campagnards, elle arrivera enfin à destination.
Sur la route en direction de la gare, Micheline ne remarqua même pas l'accident qui venait de se produire. Elle ne remarquait jamais rien de ce genre, ou peut-être ne voulait-elle pas remarquer, ou peut-être encore, ne voulait-elle pas s'arrêter, de manière à ne pas bousculer son emploi du temps, ses petites habitudes quotidiennes.
Il faisait un froid de canard, un de ces froids qui saisit les oreilles, semble vouloir les arracher de la tête, un froid sibérien. Sur le bas-côté de la route, les champs, les arbres, la vie, même, semblaient figés par le gel. Le givre recouvrait la campagne sombre plongée dans un épais brouillard. Des voitures roulaient au pas, comme encore engourdies par la nuit à peine achevée. Le monde s’éveillait peu à peu, alors que Micheline s’approchait de la station où elle prendrait le train.
Elle gara sa voiture dans un petit parking découvert, s’extirpa lourdement de son véhicule, claqua la portière après avoir attrapé ce sac de toile de jute, sans âge, dans lequel elle avait remisé son repas du midi. Elle n’avait pas froid.
Enfin, elle était arrivée sur le quai de gare de cette petite ville de banlieue. Le train avait un peu de retard. Des gens attendaient, s’impatientaient, même.
Alors que Micheline s’avançait vers l’extrémité opposée du quai, elle croisa une connaissance qui la salua au passage:
- Ils exagèrent, quand même... Ils pourraient nous dire pourquoi le train n’arrive pas! s’exclama la connaissance.
- Il y a longtemps que vous attendez ? demanda Micheline, alors que justement le train arrivait.
- Ah, ce n’est pas trop tôt... Avec ce froid, en plus... Et pour une explication, on pourra toujours repasser!
- Bon, je vous laisse, il faut que j’aille en tête... A bientôt ! fit Micheline, qui, pour une raison qu’elle ignorait, s’efforçait de garder un calme inhabituel alors qu’un petit agacement naissait en elle.
Sans attendre que le compartiment ne se vide des voyageurs qui descendaient, elle se faufila, bousculant les autres au passage. Avisant une place libre, Micheline s’y précipita, devançant les passagers moins chanceux. Ceux qui montaient ne l’empêcheraient pas d’arriver là où elle avait décidé d’aller. A la guerre comme à la guerre, le premier arrivé serait le premier servi; il était hors de question qu’elle reste à la traîne, car ce n’était pas son genre...
Bruno RODRIGUEZ-HANEY
site web: http://www.rodriguez-haney.com
pour découvrir les autres créations de Bruno :
http://brh.musicblog.fr
http://fr.netlog.com/rodriguezhaney
http://www.zikpot.fr/artiste-Bruno%2BRodriguez-Haney
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Publié le 29/05/2009 à 09:58 par lescops
CYRIL C.SAROT
Je suis né en 1971, à Clermont-ferrand, quelque-part entre le Puy de dôme et ma mère.
Après avoir fait des études (par inadvertance) et même occupé un emploi (par inattention), j’ai décidé de me consacrer entièrement à l’écriture.
Mai 2007 : publication de A c’qu’i paraît.
« Ces textes, que j’imagine mis en voix, je les imagine aussi pour la plupart mis en musique.
Parce que mon écriture “tire” vers la chanson.
Que la poésie, celle qui me parle, celle qui me plaît, c’est plus volontiers dans la chanson que je la trouve ; elle qui me la donne à entendre, aussi bien d’ailleurs qu’elle me la donne à lire.
Pour autant je ne considère pas ces textes comme des textes de chansons. Ils ne le deviendront que le jour où effectivement, ils se verront chantés. Jusqu’ici ce sont des textes, versifiés/rimés, dont le regroupement dans un “recueil 15 titres” et l’édition sous un format livret Cd ont justement pour but de refléter le caractère hybride.
Pour ce qui est de la nouvelle “L’élu” – d’une portée restreinte, ne visant guère plus que l’amusement – sa présentation fragmentée est une manière de jeu, le détournement clin d’œil de la pratique assez courante du morceau caché, ou “Bonus Track” ; offrande le plus souvent inaboutie, d’un intérêt généralement contestable et qui me fait penser, sans trop d’exceptions, au talon de jambon que rajoute à l’occasion mon charcutier.
Voilà pour la forme. Sur le fond je dirai peu de choses. Simplement que ces textes sont le reflet de plusieurs années d’écriture, mises au service d’une démarche, d’une expression non dénuée d’ambition ; mais que j’espère sans prétention.
Et que, finalement, la meilleure chose qui peut leur arriver est qu’on les lise avec attention. »
Mai 2009 : publication de Les mots qui manquent.
« Après A c’qu’i’ paraît (mai 2007), voici Les mots qui manquent (mai 2009), nouveau recueil “15 titres” de textes versifiés/rimés. Une forme et une manière d’écrire particulières, qui invitent à la fois au sens et au son. Au rythme, à l’image et par l’image à la distance.
Attention, pas n’importe laquelle : pas la distance trompeuse, pratique, frileuse, la distance fourre-tout, paravent derrière lequel on se planque pour faire comme si on disait quelque chose, mais sans jamais rien dire du tout. La distance lâche, faussaire, qui permet au contraire d’éviter soigneusement de dire quoi que ce soit. Pensez, des fois qu’on l’entendrait !
Non, je veux parler de l’autre distance, la vraie, la bonne, celle qui permet de viser au plus juste, qui au lieu de la contenir participe pleinement à libérer la parole, qui par le recul et la maturation qu’elle réclame permet de se rapprocher au plus près de ce qu’on veut dire, ce qu’on veut exprimer. Qui sait aussi, au besoin, s’oublier un peu. Pour faire la place au ras-le-bol, au coup de gueule, au coup de sang. A l’approche frontale, plus franche, plus directe. Qui n’exclut pas pour autant la nuance. Et qui, si bien dosée, étrangère à la posture et à l’indignation bon marché lui est complémentaire.
Bien sûr rythme, distance et image ne sont pas réservés au versifié/rimé. Versifié ou pas, rimé ou non, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans l’écrit même, ce dont il témoigne, la manière de l’habiter. Dans l’arrière-plan, le fond des choses, la part de soi qu’on y engage. Dans le rapport particulier qu’on entretient à l’écriture. Et qui, pour peu qu’il soit consistant et authentique pousse à ce constat : un texte qui n’est pas, quelque-part, d’une manière ou d’une autre un lieu de rencontre n’est rien. »
Contact : c.sarot@yahoo.fr
Blog http://acquiparait.canalblog.com
LES MOTS QUI MANQUENT
C’est le nom l’épithète en l’air
Le verbe qui joue à cache-cache
Et l’oubli qui fait payer cash
Les agios du vocabulaire
C’est un trou sur le compte en banque
Les mots qui manquent
C’est celui qu’on voudrait pas taire
Mais qu’on tait quand la mémoir’ tangue
Et là sur le bout de la langue
L’écho persistant du mystère
C’est le mal de têt’ qu’on se flanque
Les mots qui manquent
C’est le choc la phras’ qui déjante
Le blanc sous coup de l’émotion
Bouche bée plus le moindre son
Le vocable a pris la tangente
Sûr qu’ils sont un peu saltimbanques
Les mots qui manquent
C’est le grand absent qu’on remplace
Par sa doublur’ frangin frangine
Le faux jumeau le synonyme
Lui qui tomb’ra pile à sa place
Comme un carreau à la pétanque
Des mots qui manquent
C’est tous les trucs qu’on sait pas dire
Alors qu’on va dire autrement
L’outil le pinceau l’instrument
Et leurs langues à vous fair’ frémir
C’est des œuvres à devenir branque
Les mots qui manquent
C’est ceux qu’on condamne à l’exil
Virés répudiés les bannis
Poils à gratter d’ordre établi
Ils s’en vont fidèles à leur style
Comme un insurgé qui fout l’camp
Les mots manquants
Et c’est tous ceux qu’on invent’ra
Pour clouer l’bec à ceux qui causent
Qui légifèr’nt ceux qui imposent
Et euphémisent à tour de bras
Là on les sortira d’leur planque
Les mots qui manquent
Ils auront l’accent de l’espoir
L’art d’en révéler l’hypothèse
Dans nos bouches ils seront à l’aise
Comme un œillet rouge aux grands soirs
Un poisson dans l’eau des calanques
Les mots qui manquent
CYRIL C.SAROT
Extrait du recueil Les mots qui manquent, mai 2009, éditions Texticules.
http://acquiparait.canalblog.com
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Publié le 08/05/2009 à 12:00 par lescops

MESERETH
Marie-Madeleine BRICARD (pseudo Mesereth) :
J'écris des paroles de chansons depuis quelques temps déjà car c'est ma passion. La plupart sont en français, ma langue maternelle, mais il arrive de temps à autre que j'en écrive une en anglais.
Elles sont toutes protégées. Certaines ont déjà trouvé leur compositeur. Elles sont interprétées soit à capella soit avec un accompagnement instrumental. D'autres attendent encore d'être mises en musique.
Je chante aussi parfois mes propres chansons ou celles d'autres paroliers. Mais j'essaie également de trouver divers interprètes.
J'estime par ailleurs qu'il est important de chanter les chansons qui sont déjà connues pour qu'elles aient une vie en dehors des disques. En faisant cela, j'espère donner l'idée à beaucoup de gens de faire pareil, d'oser chanter des airs qu'ils connaissent, pour que ces chansons fassent partie de la vie de tous les jours.
je vous présente aussi les musiciens ou paroliers avec lesquels je travaille ou ai travaillé.
Enfin, je joue de la flûte traversière et du violon comme vous pourrez le découvrir.
Je vous souhaite une très bonne visite sur http://mariemadeleineb.myzik.eu
ou http://www.myspace.com/mariemadeleineb
et voici mon tout nouveau blog
http://mesereth.musicblog.fr
LES VALSES LENTES
Le soleil s'était couché tôt
Toutes les fleurs s'étaient refermées
En silence rêvaient les oiseaux
Aucun nuage ne flânait.
La mer au clapotis trop sage
Parlait de marins solitaires,
Et du vent, toujours de passage,
Qui semblait vouloir la distraire
Refrain :
Sur une plage, sous une couverture
Blottis sous cette pauvre tente
On souriait dans nos murmures
On s'inventait des valses lentes
La ville attendait le matin
Son reflet pâle voguait sur l'eau
Le sable s'échappait de nos mains
Tel un sablier sur la peau
Et le temps croyait s'échapper,
Nous séparant dans un instant.
Alors, de milliers de baisers
Cruels, nous avons tué le temps.
De la mer surgit le soleil
Déjà, les bateaux sont partis
Sans déranger notre sommeil
Il faudra se rendre à la vie
Je penserai à t'oublier
Et toi, tu te concentreras
Happé par la longue journée
Mais le soir, on se souviendra
Sur une plage, sous une couverture
Blottis sous cette pauvre tente
On sourira dans nos murmures
En s'inventant des valses lentes
Mesereth
le 24 février 2009
mis en musique par Michèle Garance
http://chantsongs.centerblog.net/rub-GARANCE.html
pour lire 2 textes co-écrits avec moi et qui sont à la recherche de musiques : http://chantsongs2.centerblog.net/6431022-EMOI
http://chantsongs2.centerblog.net/6390984-RELATIONS-ENNEMICALES
Mesereth a fait partie de mes invitées dans une série d’articles intitulée « PAROLES DE FEMMES » :
http://chantsongs.musique.com/288848/PAROLES-DE-FEMMES
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Publié le 21/06/2009 à 09:00 par lescops

DENISE GIRARD ( Soupir )
Touche à tout ma plume frôle la poésie, l’humour, l’érotisme, les citations ou simplement des pensées en passant parfois par le surréalisme. Je fus des années à me promener sur des ateliers d’écriture collectives et des forums. J’apprends en m’amusant...quoi de mieux! Puis à partir d’un de mes poèmes un ami de Marseille « Bernard Pichardie » me propose de le transformer en chanson..... Mais je ne sais pas comment écrire une chanson moi, lui dis-je !!! Alors voilà qu’une nouvelle aventure s’ouvre à moi. Et naît ma première chanson avec co-auteur suivie d’une mélodie grâce à Jean-Marie Djibedjian ... vous pouvez lire le texte et écouter la maquette :
http://chantsongs.centerblog.net/188735-NE-SACHANT-PLUS
Un peu à l’aveuglette je tâte le monde artistique de la chanson. Je fais des erreurs, j’écris à temps partiel, je cherche les rythmes dans les mots, je vagabonde et réseaute à la recherche d’éventuels compositeurs et interprètes ... mais ... il me manque des textes. En 2007, je décide de parfaire mes connaissances en suivant un cours d’atelier des paroliers. Maintenant j’avance doucement avec mes émotions et une certaine passion. Je rencontre des compositeurs merveilleux dans tous les styles et des interprètes fabuleux ! Les collaborations se multiplient ...et que vive le rêve en musique !!!
Denise Girard (Soupir)
Laval, Québec
http://www.myspace.com/denisegirardsoupir
OÙ ES-TU MON ENFANT ?
Mon enfant tu ne souris jamais
Ou quelquefois mais à tes jouets
Qu’y a-t-il qui te déplaît ?
Que caches-tu sous ces traits ?
Mon enfant, tu m’ignores totalement
Mon corps semble transparent
Tu ne dévoiles aucun sentiment
Tu deviens si indépendant...
Mon enfant sort de ta prison
Viens vers nous qui t’aimons
Entre dans notre maison
Découvre comme tout y est bon.
Mon enfant qui vit si loin
Si je te tends la main
Tu t’isoleras dans un coin
Qu’aucune affection n’atteint.
Mon enfant, quel mal t’aurais-je fait ?
Je crois n’avoir aucun regret
Car même si tu te détachais
Sur mon coeur je te rapprocherais.
Pourtant la musique te rejoint
La lumière du matin
Une ficelle de satin
Une étiquette de pantin...
Tu fixes les lumières
Tournes des roues assise par terre
Te frappes la tête par derrière
Mais parfois dans nos bras tu te terres.
Je t’aime et te chéris
Et pourtant mon coeur crie
Pour te ramener à la vie
Te dire que nous sommes ici...
Mon enfant, je me noie dans tes yeux
Et, même si tu es à mille lieux
Enfouis dans ton monde de Dieu
Je t’accompagnerai de mon mieux.
Nous sommes au fond du couloir
Il te faut marcher dans le noir
Que ton rêve de nous voir
Devienne notre seul espoir...
Je t’ai donné la vie
Tu voudrais avec envie
Vivre dans le jour
Mais tu marches dans la nuit.
Ta maman... Soupir (Denise)
http://www.myspace.com/denisegirardsoupir
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Publié le 15/09/2009 à 06:47 par lescops

30 jours pour écrire, pourquoi ?
Lundi 14 avril 2008 : une vieille idée d’histoire me revient en tête. Il me faut l’écrire. J’y passe l’après-midi et la fait lire à ma femme dans la soirée.
Une autre idée vient alors à mon esprit : pourquoi ne pas recommencer tous les mois ? Une nouvelle par mois, ça doit être faisable !
Le projet « 30 jours pour écrire » était né. Il me fallait maintenant un moyen de partager ces nouvelles. Internet s’est alors imposé à moi.
Depuis le 1er mai 2008, pour moi, chaque fin de mois rime avec nouvelle (même si en vrai, ça ne rime pas vraiment !!!).
Quand j’ai vu que j’arrivais à tenir le rythme, j’ai proposé à mon père de publier lui aussi ses nouvelles sur mon site. Depuis le 15 août 2008, son rayonnage est ouvert, et il vit lui aussi au rythme de 30 jours pour écrire.
Chaque mois, deux nouvelles sympas à lire en ligne ou à imprimer pour lire quand-vous-voulez-où-vous-voulez (grâce au PDF !) : http://thomsbooks.jimdo.com
Mais en fait, Thomas BURNET, c’est qui ?
Lundi 5 avril 1982 : je suis né à Versailles, dans les Yvelines. Six ans après, mes parents ont déménagé à côté ; c’est donc à Viroflay que j’ai grandi. Lorsque les tourments de l’adolescence se sont emparés de mon âme (… euh… quand je suis devenu jeune…), j’ai commencé à écrire sur mes sentiments. Ensuite, ce sont des histoires qui ont commencé à occuper mes pensées, mais j’ai eu beaucoup de mal à en amener une seule jusqu’au bout.
Il m’a fallu attendre le nouveau millénaire pour mener à terme une première nouvelle. J’ai passé l’année suivante à écrire une seconde nouvelle. Internet prenant de l’importance, j’ai lancé mon premier site, à l’époque où je débutais l’écriture de mon premier roman. En parallèle, je suivais un cursus de Lettres Modernes et tenait la basse dans un groupe de rock.
Août 2003 : je déménage avec ma future-femme en Normandie, et nous posons nos bagages à Saint-Lô, pour préparer le concours de Professeur des écoles. Vont suivre cinq années pendant lesquelles je vais faire mes premiers pas dans l’enseignement, me marier, m’installer dans la région, faire de la basse et écrire un peu. Mon roman sera achevé au terme de ces cinq années et est alors passé en phase de correction-relecture-correction-relecture-correction…
14 avril 2008 : … ben la boucle est bouclée !!!
http://thomsbooks.jimdo.com
Extrait de
PARTIR CE SOIR AVEC VOUS – Mai 2008
(Première nouvelle de 30 jours pour écrire)
Il avait été le plus grand, le plus célèbre, le plus populaire des chanteurs français. Il avait été de toutes les modes, surfant sur toutes les vagues : chanteur à texte dans les années 60, disco lors de la décennie suivante, électro ringard dans les années 80, il avait su remanier l’ensemble de son œuvre dans les années 90, en les modernisant et les adaptant, et en se spécialisant dans le style « rock and roll ». Aucune femme ne lui avait résisté, il avait eu des liaisons avec les plus belles actrices, les plus grandes chanteuses, les plus célèbres femmes de son époque. Il avait une descendance impressionnante : 5 garçons et 4 filles, avec cinq femmes différentes. Il était aussi passé par tous les excès : l’achat d’un château pour le sourire de Catalina, les différentes drogues qui s’étaient succédées dans son organisme au rythme des mouvances, la donation gigantesque d’un milliard de francs pour une cause humanitaire, la construction d’un bâtiment en plein Paris qui portait son nom avec les initiales P. et C. au somment de cette tour, qui dépassait de 50 mètres celle de Gustave Eiffel. Bref, Pierre Courtois avait une belle vie.
Mais, en ce début de nouveau millénaire, Pierre Courtois sentait un réel essoufflement dans sa carrière, et il avait peur que cet essoufflement s’achève en asphyxie. Ses concerts n’affichaient plus complets, on ne se revendait plus ses places à prix d’or, il n'était plus convié qu'à des galas en province et à des shows organisés par des petites radios locales ; enfin, chez les disquaires, il flirtait avec les profondeurs des classements de vente de disques.
Ainsi, à la fin d’un concert donné pour une radio dans la Creuse, Pierre prit à part son manager et lui exposa son état d’esprit :
- Martin, je ne peux plus continuer comme ça. C’est comme si j’étais alité en soins palliatifs. Je suis en train de finir ma carrière de façon pitoyable et j’ai honte de moi-même.
- Mais non Pierre ! Tu es encore adoré par tes fans, tu es cité comme référence par de nombreux jeunes artistes. Tu ne dois pas baisser les bras. D’accord, tu traverses une petite période un peu moins faste, mais regarde, ce soir, le public était avec toi. Tu fais partie du paysage musical français, et sans toi, ça ne serait plus pareil. Crois-moi. Tu as devant toi encore beaucoup d’années et tu referas l’Olympia, oh oui ! Tu le referas.
- Je ne sais pas. Je ne sors plus rien, je n’ai plus d’idées, plus d’inspiration. Ma vie avec Jocelyne n’est pas très mouvementée et j’ai l’impression d’être éteint au fond de moi-même.
- Ben si tu n’as plus d’inspiration, on va te trouver un compositeur ; tiens, tu as entendu le petit Pat Le Gorf. Il est bon lui, et puis les gens l’aiment bien ; il était très bien dans cette comédie musicale. Qu’en penses-tu ?
- Non, je ne veux pas dépendre d’un autre. Je ne veux pas être la marionnette. Tu ne comprends pas ? J’ai été le plus grand ! Avant moi, personne n’avait donné de concert dans un sous-marin ! Ni en Antarctique ! Et qui aurait osé entrer sur scène en moto ou en hélicoptère ??? Dis-moi ! Non ! Je ne finirai pas comme les autres ! Je ne finirai pas comme les autres…
Il y eut un temps de silence, puis, Pierre reprit la parole.
- Je sais. Je vais revenir sur le devant de la scène, et ils viendront tous me voir. Tous, autant qu’ils sont, ils se presseront tous, ils m’aduleront, ils m’adoreront, ils me supplieront. Ils viendront tous me voir une dernière fois.
- Tu veux faire une tournée d’adieu ?
- En quelque sorte. Sauf que ce sera vraiment un adieu. Le dernier concert sera vraiment le dernier.
- Oui, c’est le principe de la tournée d’adieu.
- Tu ne comprends pas Martin. Ce ne sera pas seulement une tournée d’adieu, ce sera une tournée qui se finira sur scène. Imagine, une date dans chaque région de France, avec pour point d’orgue l’Olympia…
- C’est super comme projet. Mais je t’assure, ça s’appelle une tournée d’adieu.
- Si tu veux. Et le dernier jour, le dernier soir, sur la scène de l’Olympia, je serai le premier à mourir.
- Quoi ???
- Je te le dis : ma dernière tournée, avec, en final, un suicide public. Tout le monde viendra, je te le garantis.
…
La suite sur :
http://thomsbooks.jimdo.com/30-jours-pour-écrire/thom-1/partir-ce-soir-avec-vous
Publié le 01/11/2009 à 07:07 par lescops

JEANNINE ANZIANI alias Philomène
http://lemondephilomene.over-blog.com
J’ai commencé à écrire à l’adolescence mais ce sont sur des chemins beaucoup plus commerciaux et bien moins littéraires que je me suis retrouvée pendant plusieurs années.
Cependant, pendant trente cinq ans mes vacances étaient une occasion unique de naviguer sur la Grande Bleue en compagnie de mon mari et de mes enfants. Une mer qui m’a largement inspirée pour divers écrits et notamment pour les Contes de la Méditerranée.
En l’an 2000 le changement de millénaire correspond à un changement de vie et je peux me consacrer presque exclusivement à l’écriture.
Aujourd’hui, grand-mère de deux petits-enfants je participe à la démarche des poètes intuitistes du Scriptorium de Dominique Sorrente et mes textes sont régulièrement choisis par le comité de lecture de Filigranes.
Enfin, une fois par mois sous le pseudonyme de Philomène je dis mes poèmes slam aux Argonautes, au Courant d’air Café (Marseille) ou ailleurs …extrait de PHILOMÈNE LA NASSE REBELLE ( de « Contes de la Méditerranée » )
Il était une fois une calanque où beaucoup de bateaux étaient amarrés à des pontons de bois.
Le propriétaire d’un de ces bateaux avait attaché au bout d’un long bout (prononcez bouteu) une nasse.
Cet objet est une espèce de grand casier rectangulaire en fil de fer qu’on remplit de pain dur, et qu’on jette au fond de la mer pour attraper des poissons.
Sur un des côtés, il y a une sorte d’entonnoir étroit par lequel entrent les poissons, mais après, ils n’arrivent plus à ressortir ; sur un autre côté, une petite porte par laquelle on retire les poissons.
Toutes les fins de semaine, le propriétaire venait remonter Philomène, sa nasse hors de l’eau. Tout content, il prenait les poissons attrapés, puis rejetait le piège à la mer.
Un matin, un petit muge du nom de Marius se retrouva prisonnier de la nasse.
Quel vilain métier tu fais là, dit le poisson à Philomène, attirer des
poissons dans une maison dont ils ne peuvent plus s’échapper, et les condamner à finir dans une assiette. Entre nous, tu n’as jamais de remords ?
Philomène était interloquée. La vérité était qu’elle ne s’était jamais
posée la question. A y réfléchir, Marius avait raison, il n’y avait pas de quoi être fière.
Ecoute, répondit la nasse, au bout d’un long moment de réflexion, toi,
tu m’as l’air vif et dégourdi, cherche bien et tu trouveras la sortie.
Alors, calmement, le petit poisson fit le tour de l’habitacle et trouva la
sortie :
- Merci, Philomène, je n’oublierai jamais que tu m’as sauvé la vie, dit Marius, mais maintenant, il va falloir que tu me promettes une chose. Oui, promets-moi de ne plus jamais attraper un seul poisson !
Et bien, c’est d’accord, répondit la nasse, je te le jure. … … …
Jeannine ANZIANI
http://lemondephilomene.over-blog.com
autre ouvrage paru :