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Les "Cops" de Bernard ... mes invités se présentent et présentent un texte
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DOCTEUR MALARD ou LA FUITE MYSTÉRIEUSE

Posté le 24.04.2007 par Bernard Pichardie
Justine MÉRIEAU

Nantaise, je vis sous les tropiques depuis de nombreuses années. Idéologiquement marginale et anticonformiste, j’ai le goût de l’ailleurs et surtout des terres chaudes…
Années 60 riment avec adolescence, 70 avec âge adulte, et fin 80 avec mon départ de France. De formation classique (latin) j’ai surtout été, et suis toujours, une autodidacte passionnée, boulimique de lecture dès l’enfance… Mes préférences vont aux auteurs des 18e et surtout 19e siècles. J’adore romantisme, onirisme, fantastique et ésotérisme.

J’écris depuis l’adolescence : poésie d’abord, puis ensuite, diverses ébauches de nouvelles et romans tout au long des années. C’est sur l’île de Mayotte, où j’ai vécu huit ans avant de revenir à La Réunion, que j’ai cessé tout travail pour me consacrer entièrement à l’écriture. Il en est résulté les ouvrages ci-dessous. Mes récits s’inspirent de certains faits divers et de phénomènes de société. Ils sont parfois un peu historiques et parfois légèrement fantastiques ou ésotériques…

La femme changée en chien, roman, 130 p. éd. Le Manuscrit 2001,
Délire de poèmes éclectiques, poésie, 106 p. éd. Le Manuscrit 2001,
Soleil brisé, recueil de nouvelles, 184 p. éd. du CoLibris 2003,
L’étrange don d’Anaïs C., roman, 202 p. éditions Osmondes 2006, Docteur Malard ou la fuite mystérieuse, roman, 140 p. éditions Bénévent 2006,
Comme un noir soleil, courts romans, conte, et autres nouvelles, 209 p. éditions Ixcéa 2006,
Le Nez de Berthe, histoire d’une Nantaise des années 80, roman à paraître courant 2007 aux éditions Osmondes
Romans en cours : L’actrice (fiction ésotérique inspirée par l’affaire Trintignant-Quantat) et Tropicale story (fiction autobiographique).

Justine Mérieau
courriel
justine-merieau@wanadoo.fr
site
http://www.merieau.fr

DOCTEUR MALARD ou LA FUITE MYSTÉRIEUSE

Extrait du roman paru fin 2006 aux éditions Bénévent.
(Inspiré par l’affaire Docteur Godard, l’une des énigmes du vingtième siècle).

... Arrivé à Saint-Malo, le docteur Malard se rendit directement au port des Sablons.
Une fois la voiture garée sur le parking du port, très enthousiastes les enfants descendirent en riant, tout excités à l’idée de découvrir leur futur bateau ; leurs mains ayant spontanément trouvé celle de leur père, tous se dirigèrent joyeusement vers les pontons où s’alignaient les voiliers. Marcus et Camilla étaient émerveillés, ne sachant où donner de la tête, même si certains emplacements étaient inoccupés : il y avait là de la place pour mille deux cent seize voiliers exactement !
L’emplacement E 79 réservé au « Nicky », le bateau retenu par le docteur, était vide ; ce dernier s’y attendait plus ou moins. Le Nicky, un bon et solide voilier de six couchages, un Sun Odyssey 30 de près de neuf mètres, était très prisé des plaisanciers en mal de bateaux ; il était loué presque sans interruption, surtout au week-end, et risquait donc bien peu de se trouver là. Mais la veille, si Yvan Malard avait proposé cette balade aux enfants, c’était pour leur faire plaisir ; parce qu’ils voulaient « voir » le bateau sur lequel ils allaient bientôt partir. Et puis, également pour s’évader lui-même, pour s’occuper, tout simplement… S’occuper l’esprit, surtout, afin de ne pas éclater en tournant en rond chez lui, comme un lion en cage !…
Une phrase de Kafka qu’il lisait souvent, lui revint alors spontanément en mémoire : « Comment nous libérer et libérer le « monde » qui est en notre tête, sans en éclater ? Plutôt mille fois éclater que de le refouler ou l’ensevelir en nous ! Nous sommes ici pour cela ! ». L’écrivain aussi, avait été confronté à l’absurdité des choses, à l’absurdité du monde… À cet instant, Yvan Malard n’avait jamais été aussi proche de lui. Il pensa également à Céline, un confrère, qui n’avait guère été mieux loti. Avec Kafka et Nietzsche, Céline faisait partie des écrivains dont il avait toujours un livre à portée de mains. Lui aussi, comme eux, se rebellait, ne voulait pas subir… Il ne voulait plus. La résignation n’était pas pour lui.
« Alors, papa ? Il est où, dis, not’e bateau ? demanda Camilla.
Le docteur sortit de sa rêverie.
– Dis, papa, est-ce que c’est çui-là ? demanda à son tour Marcus, pointant le doigt vers un beau voilier de bois laqué brun d’environ dix sept mètres, un trois mâts venant tout juste d’entrer à quai, et dont l’équipage était en train de descendre les dernières voiles.
Amusé, le docteur répondit en riant légèrement :
– Non, mes chéris, ce n’est pas celui-là ! Le nôtre sera un peu moins grand. Voyez, celui-ci ? Eh bien, ce sera à peu près le même. Remarquez bien qu’il n’est pas si petit que ça… Il est même beaucoup plus grand que celui que je loue d’habitude…Vous verrez, on y sera très bien pour faire notre long voyage ».
Ils se rendirent gaiement tous les trois devant le bateau pour l’examiner de près, et les enfants posèrent un tas de questions à leur père, pour une fois.
« Et c’est où, qu’on va aller, papa ? demanda Camilla. Est-ce qu’on s’en va très loin ? On restera longtemps ? Et maman ? Elle vient aussi, hein, papa ?
– Ah, oui ! Moi, j’veux ma maman ! Faut pas qu’elle reste toute seule ! Pa’ce que si elle vient pas, moi j’reste avec elle ! renchérit Marcus.
– Oui, oui, bien sûr ! Maman vient avec nous ! On y va tous et on part pour très longtemps. On va aller voir un pays magnifique ; je suis certain qu’il vous plaira beaucoup. Et si ça vous plaît vraiment, on y restera habiter. Qu’est-ce que vous en dites, hein, les enfants ?
Camilla répondit la première.
– Mais, papa, et la rentrée des classes ? Maman nous a déjà acheté nos cartables ! Et pis, j’verrai plus mes copines, alors ? Émilie, moi j’l’aime bien ! C’est ma meilleure amie ! Et pis Ludovic aussi, je l’aime ! Là-bas, j’connais personne, j’aurai plus mes copains ! Et tous mes jouets ? J’veux pas les laisser ! Si on part, j’les veux tous ! Mais moi, j’aimerais mieux qu’on parte faire un grand tour en mer.… et….. et qu’on r’vienne chez nous après !
– Ah bon, alors on r’vient pas chez nous après ? s’inquiéta Marcus d’une toute petite voix. Pourquoi, dis, papa ?
Embarrassé, autant qu’empreint d’une émotion contenue, le docteur Malard répondit de la voix la plus claire, ferme et rassurante qu’il put :
– Ne t’inquiète pas, ma petite Camilla ! Et toi non plus, mon petit Marcus ! Votre papa a tout organisé. Là-bas, croyez-moi, vous serez bien mieux ! Vous verrez, on fera souvent du bateau, beaucoup plus souvent qu’ici, où le temps ne s’y prête pas toujours ; même votre maman n’aura plus peur de venir avec nous, tellement, là-bas, la mer est belle et transparente, chaude et toujours calme. Calme comme un lac ! Ou plutôt, comme un lagon, puisque tel est son nom… Et vous pourrez emporter tous vos jouets, il n’y a pas de problème ! Et puis, n’ayez pas peur, vous vous referez très vite de nouveaux amis, vous verrez ! Des amis avec lesquels vous jouerez toute l’année sur la plage. D’ailleurs, c’est sûrement là qu’on habitera… Sur une belle plage. Ça ne vous dirait pas, les enfants, d’avoir une jolie maison qui donne sur la mer ? Avec un grand jardin plein de cocotiers, de bananiers, de manguiers ? Et d’ananas un peu partout ? Hein ?… Vous vous rendez compte ! On aurait tous ces fruits de supermarché sous la main, il n’y aurait qu’à les cueillir et à les déguster ! Ça ne vous plairait pas, dites-moi, de vivre de la sorte ? Sur une plage tous les jours et pour toujours, avec, en plus, un ciel toujours bleu ? Où vous n’aurez plus jamais froid, parce que les hivers n’existent pas et que ce sera l’été en permanence ?
– Si ! Oh si ! » s’exclamèrent presque en chœur Camilla et Marcus, dont les sourires et la joie étaient revenus instantanément.
Et leurs grands yeux innocents et candides, maintenant tout pleins de rêves, fixaient leur père avec une infinie confiance.
Si c’était aussi simple et facile avec Marion…, pensa Yvan Malard avec autant de tristesse que de regret. ...

pour lire un autre extrait sur le site de Justine
http://www.merieau.fr/extraits/extraitdctmallard.php



--

ET SI TU COMMENÇAIS PAR UN POISSON ROUGE

Posté le 18.04.2007 par Bernard Pichardie

Patrick HARGOUS

Patrick Hargous est plus connu sur le Web par son surnom " Bunny le Pouet " et son annuaire des Artistes et Poètes.
Après des années d'explorations et de bourlingue en bateau sur notre chère planète, accompagné de sa fidèle guitare, il a semé, par sa voix puissante à travers le monde, ses chansons sans compromis, parlant de la Vie,

Notre vie, Votre vie enfin … aussi un peu de ... Sa Vie, Bunny a enfin posé ses bottes de marin à Nice.
Il continue de chanter et continue de Défendre les Artistes et Poètes Oubliés Français de tous poils.

Cette chanson " Chez les Cop's " est à son image …
… Un révolté ... tendre ... haïssant l'injustice.

http://monsite.wanadoo.fr/patrickhargous

ET SI TU COMMENÇAIS PAR UN POISSON ROUGE

À Noël ou à Pâques, ça été de justesse,
Beaucoup de mères en France, ont bien failli céder,
À leur progéniture, qui demandait sans cesse,
Un petit chien, tout doux, pour pouvoir l’adopter.

À six ans, à huit ans, c’est maintenant difficile,
Les parents de nos jours, ne guident plus leurs choix,
Monnaie d’échange toujours, compromis pas facile,
Sous le sapin de Noël, enfants dictent leur loi.

Ouf ! Cette année encor, Play-Station, fit l’affaire,
Leur faisant oublier, tous ces amours, Chiens, Chiens,
Labradors, Dobermans, Dalmatiens ou Cockers,
Qui auraient bouleversé, nos tendres lendemains.

Attention, car bientôt, reviennent à la charge,
Proposant tendrement, un bâtard de Berger,
Pour avoir gain de cause : Parents, oui, c’est faisable,
Des maintenant et vite ; il faut vous préparer.

-------------------------------------------

refrain

Essayez donc d’abord, Les petits poissons rouges,
Oh ! vous les chers parents, Pour bien leur expliquer,
Que c’est eux et eux seuls, Ils comprendront les bougres,
Tous les jours de l’année ; Qu’ils vont s’en occuper.

Toujours laver, frotter, La mousse nettoyer,
L’eau du bocal, changer, Les filtres surveiller,
Analyse tous les jours Et donner à manger,
Croyez-moi, les parents ; Ils vont vite renoncer.

-------------------------------------------

Les premiers jours, Toutous, comme c’est amusant,
Quand ils lèvent leur pa-patte, les regarder crotter,
Sur les trottoirs, poteaux, voitures en stationnement,
Mais, sauf si c’est la votre ou crotte sous vos pieds.

Maman, papa, enfants, tout le monde est ravi,
Qu’il est beau le chien-chien, qu’il est doux son pelage,
Mais quand ses poils partout, envahissent les tapis,
Les fauteuils même les lits, c’est plus la même histoire.

Il urine partout, sur vos massifs de fleurs,
Déchire vos coussins et vos belles tentures,
Court après les enfants, aboie après le facteur,
Croque, poules des voisins, et vos belles chaussures,

C’est l’heure, il faut sortir, notre petit canin,
Plus personne se bouscule, pour attraper la laisse,
Pour le brouillard, le froid, le gel ou le crachin,
Du canapé télé, on ne lève les fesses.

Le mari, belle excuse, le boulot l’a crevé,
Télé-foot ou rugby, beau corner, belle touche,
Les enfants, c’est le moment, d’ se coucher, d’ réviser,
Les leçons, les devoirs, c’est l’heure de la douche.

À un âge où l’on rêve, où ne pense qu’aux filles,
Qu’on redoute de croiser, leurs regards comme la peste,
L’adorable bestiole, directement vous tire,
Pétant sans discrétion ; on prend une belle veste.

Très vite vos enfants, l’air décidé vous disent,
« Mais on est bien trop jeune, pour s’occuper des autres »
Papa maman, rechignent, mais bien sur se résignent,
En entendant le pire : « Mais, c’est aussi le vôtre ! »

Ne cédez donc jamais, malgré belles promesses,
« Je serai le premier, serai sage, sans déboires »
Malgré supplications, gros pleurs et tout le reste,
Ne cédez donc jamais, gobez pas leurs histoires.

-------------------------------------------

Essayez donc d’abord, Les petits poissons rouges,
Oh ! vous les chers parents, Pour bien leur expliquer,
Que c’est eux et eux seuls, Ils comprendront les bougres,
Tous les jours de l’année ; Qu’ils vont s’en occuper.

Toujours laver, frotter, La mousse nettoyer,
L’eau du bocal, changer, Les filtres surveiller,
Analyse tous les jours Et donner à manger,
Croyez-moi, les parents ; Ils vont vite renoncer.

-------------------------------------------

Vous aurez droit dix jours, à toute leur rancune,
Grimaces, langues tirées, pieds de nez, bouderies,
Mais tout vite oublié, car vite dans la lune,
Vers d’autres rêves ailleurs, ils seront repartis.

Peut-être bien qu’un jour, brave Corniaud en boule,
Dormant dans la cuisine ou dans votre séjour,
Égayera vos vies, vous tournera la boule,
Gardez ce vice en vous, pour éclairer vieux jours.

En attendant le soir, le doux marchand de sable,
Je me demande parfois, mais qui promène qui,
Ces hommes et ces femmes, accrochés au portable,
Indifférents au chien, venu faire pipi.

Viendront ces jours bénis, d’une vieillesse heureuse,
Où vous aurez le temps, de promener le soir,
Et non comme ces gens, à l’âme cahoteuse,
Abandonnant leur chien, sur les routes sans trottoirs.

-------------------------------------------

Essayez donc d’abord, Les petits poissons rouges,
Oh ! vous les chers parents, Pour bien leur expliquer,
Que c’est eux et eux seuls, Ils comprendront les bougres,
Tous les jours de l’année ; Qu’ils vont s’en occuper.

Toujours laver, frotter, La mousse nettoyer,
L’eau du bocal, changer, Les filtres surveiller,
Analyse tous les jours Et donner à manger,
Croyez-moi, les parents; Ils vont vite renoncer.

Bunny
Texte déposé

Annuaire de Bunny ... Inscription Gratuite
Site de Défense des Chanteurs & Poètes Oubliés
des Médias, Radios, Maisons de Disques
près de 1600 Artistes Français en Lien direct avec leur site personnel.
http://monsite.wanadoo.fr/patrickhargous
courriel
phargous@wanadoo.fr

http://annuairebunny.centerblog.net

http://ronfleur.centerblog.net

AILLEURS

Posté le 12.04.2007 par Bernard Pichardie


Marie-Noëlle RINAUDO

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été amoureuse de la musique, et des mots.
En grandissant, je mettais mes petits poèmes enfantins en musique tout aussi enfantine grâce à ma guitare.
Et j’ai continué d’écrire. Des poèmes. Sans musique.

Je n’ai gardé aucune trace de mes écrits jusqu’à il y a 2 ans ... Eh oui, j’étais trop pudique pour oser faire lire mes textes à d’autres, et je les détruisais régulièrement.
Maintenant je le regrette, et je garde tout, y compris mes brouillons !...

De la poésie pure, j’en suis venue à écrire des textes de chansons, et grâce à quelques compositeurs, je commence à avoir mes textes en musique (les premiers sont Nadège Corneilla, Jean-Pierre Lombard, Maurice Sourmail, Éric Aton, Jean-Marie Djibedjian, Ben Nodji, Gilles Arnaud, Bruno Abecassis).
Je les en remercie, c’est pour moi un début encourageant.
Mais l’écriture est et reste un loisir, de même que le chant lyrique que je pratique et les cours de chant que je donne, mais quel loisir !!!

AILLEURS

Je traîne dans les rues
Sans trop savoir que faire
Les poches et les mains nues
Je quitte mon boulot

Du travail j’en veux plus
Tout ceci m’indiffère
Le bureau connais plus
Ce ne sont que lambeaux

Dans ces pays lointains
Où la vie est un rêve
Suffit de prendre un train
Et partir pour ailleurs

De mes nuits d’aujourd’hui
Je veux faire une trêve
Car trop grand est l’ennui
J’en ai marre des râleurs

Je traîne dans les rues
Sans trop savoir que faire
Les poches et les mains nues
Faut trouver le repos

Dis-moi comment fais-tu
Pour supporter la rage
Pouvoir être têtu
Au point de résister

À l’envie de partir
De quitter ces orages
Qui ne font qu’envahir
Et pourrir nos cités

Je traîne dans les rues
Avec mon vague à l’âme
Je ne sais où se ruent
Tous ces gens qui se pressent

J’imagine la houle
Que le bonheur réclame
La chaleur de la foule
Je ressens leur tristesse

J’irai vers mon ailleurs
Mes rêves de voyages
Pour vaincre ma torpeur
Et sortir de ma cage

Je traîne dans les rues
Je traîne dans les rues
Je traîne dans les rues

Marie-Noëlle RINAUDO
courriel
marinaudo@laposte.net
blogs
http://marino.hitmuse.com
http://marino.centerblog.net

le texte a été mis en musique par Jean-Marie DJIBEDJIAN
la chanson a été déclarée à la SACEM

pour écouter la maquette
cliquer 2 fois sur la flèche verte en bas du billet



avec Marie-Noëlle, nous avons coécrit une quinzaine de textes de chansons
« Homme libéré », « Tam-tam », « Gitan » ( musiques de Jean-Marie Djibedjian )
« Dernière transhumance », « À l'arche de Noé », « Sous le toit de nos espérances » ( musiques de Jean-Pierre Lombard )
« Hameçon pour âme soeur » ( à la recherche d'une musique )
« De plume en plume, de branche en branche » ( musique d'Éric Aton )
« Arbre à palabres » ( interprétée par le compositeur, Ben Nodji )
« Sentier tortueux » ( musique de Maurice Sourmail )
« Griffes ou velours » ( musique de Nadège Corneilla )
« Près de l'onde » ( à la recherche d'une musique )
« Rencontres » ( à la recherche d'une musique )
« Le super héros de la supérette » ( qui sera mis en musique par Nadège Corneilla )
.
Son associé au billet :

ÉCRIRE LA LUMIÈRE

Posté le 05.04.2007 par Bernard Pichardie
Revenu un beau jour complètement transformé des dunes du Sahara,
François-Xavier décide de tout quitter et de changer de vie à 41 ans pour arpenter le monde, transmettre et témoigner.

Devenu marcheur-photographe et accompagnateur par la Force des Choses, journaliste et conférencier engagé, poète et comédien, il parcourt depuis des milliers de kilomètres pour célébrer la Lumière, la Beauté des grands espaces et de ses peuples et nous faire partager sa passion de l'Aventure et du Dépassement de Soi et sa vision de notre vie de tous les jours à travers l'image d'un Chemin.

"Vivre et marcher, c'est la même chose", aime-t-il à rappeler, d'un sourire entendu. Avant d'ajouter : "Celui qui montre le Chemin doit d'abord le prendre.
Et, qu'on le veuille ou non, nous ne pouvons qu'avancer : ça tombe bien, il n'y a pas de limite..."

Des dunes du Sahara aux sommets de l'Himalaya, des rizières du Népal aux rives du fleuve Niger, des temples shintoïstes du Japon aux montagnes de Roumanie, il continue, inlassablement, d'explorer de Nouveaux chemins et d'Ouvrir la Route ...

Démarche, philosophie :

ÉCRIRE LA LUMIÈRE ...

Donner, cet apprentissage si impérieux et si escarpé, c'est faire de la place pour recevoir d'avantage....

Recevoir, c'est s'ouvrir. Se détendre, redevenir attentif. L'attention sans la tension.

S'ouvrir d'avantage et recevoir toujours plus. S'amuser à démasquer nos limites, même les plus amies. Divorcer de nos peurs, ces mauvaises compagnes de Route. Et accueillir ardemment le Nouveau, cet Ange Gardien.
Partir en Quête d'Inconnu, d'apparemment Impossible...

S'ouvrir. Tout lâcher et tout recevoir. De la Terre et du Ciel, on emmène avec soi ce que l'on donne, on laisse ici ce que l'on garde. Tout laisser. N'emporter que le Feu. Ne se charger que d'Amour. L'Amour est Feu qui brûle et qui réchauffe : à trop vouloir nous l'approprier sans le partager, il nous consume de l'intérieur. Je peux allumer toutes les bougies du Monde sans éteindre la mienne.

Illuminer, donc : l'Amour est Lumière. Ne plus attendre d'être vaincus par la Lumière pour changer... Tendrement, offrir le plus beau des adieux
à nos Ténèbres Intérieures et pivoter. Pivoter doucement autour ne notre Axe de Lumière et, réunifié, éclabousser de soleil les nuits de nos doutes inutiles
et les hivers de nos explications superflues.

Se tourner vers le Soleil. Tiens, pourquoi pas, devenir Photographe.
Oui, oui, c'est ça : quand je serais grand, je serai "photographe"...
Et j'expliquerai, indulgent, aux grandes personnes : "photographier", ça veut dire : écrire la Lumière..."

© François-Xavier Prévot 2005.
Textes extraits du Carnet de Voyages à paraître
« de L’Himalaya au Sahara : s’arrêter, un peu. Repartir, toujours... »
http://www.fx-images.com


Ginette VILLENEUVE

Posté le 29.03.2007 par lescops
Ginette VILLENEUVE a une chronique sur Planète Québec
http://planete.qc.ca/invitation/index.html
un forum
Mots d'art & Scénarios
http://ginette-villeneuve.forumactif.com
un site de poésies ( où j’ai la chance d’avoir ma page )
Vent de poésie
http://metamorphause.free.fr

Ginette publie tous les jours deux bulletins. Un sur le thème "Je t'aime" et l'autre sur le thème des Rêves...
Il faut s'abonner
http://planete.qc.ca/mailing/index.html

AUPRÈS DE MA BRUNE

Posté le 23.03.2007 par Bernard Pichardie
MAGALI FORTIN

Auteur-Compositeur-Interprète

1999
« Rocking chair » premier album réalisé avec l'aide de Jean-Louis Montalbano
Sélection aux Rencontres d'Astaffort ( Francis Cabrel ) - Voix du Sud.
2002
« En vert et contre tout » ( second album ) réalisé avec le concours
de musiciens nationaux et internationaux talentueux dont Jerry Waddel,
artiste américain de Blues qui la surnomme The French Lady.
Sans oublier le soutien de plusieurs radios, chaînes,
presse nationale et internationale et webmasters.
2003
« No Difference » ( extrait de Blue Note) , choisi afin d'illustrer
un documentaire intitulé « A mots couverts »,
autour de l'équitation comme thérapie auprès d'enfants poly-handicapés.
2004
« Blue Note » ( premier album instrumental )
2005
Participation à ASTA/chante/FFORT Voix du Sud Francis Cabrel
Journée de la chanson française du matin au soir
dans le village lot et garonnais d'Astaffort.
Présidente du Jury du concours aux côtés de Gilles Marchais
et des rencontres musicales organisés par l'association « Musique en France ».
Marraine de l'association « Soleil pour tous »
2006
sortie du C.D. « Filles de Blues »
2007
sortie du C.D. « En piano dans la ville »

pour découvrir le site de Magali
http://www.magalifortin.com
courriel
magali.contact@magalifortin.com

AUPRÈS DE MA BRUNE

Elle a des iris
Parfum de moka
Où le myosotis
Devient du coca
Il ressemble à ces moissons
Quand elle brûle la savane
Doux comme un champ de coton
Le regard de ma Louisiane

Qu'elle soit toscane
Fille du midi
Elle a ma gitane
Cette fantaisie
Ce petit je-ne-sais-quoi
Quand ses agates s'allument
Cette couleur quinquina
Quand elles se consument

Auprès de ma brune
J'ai perdu le bleu
Des matins sereins
Des vertes lagunes
Auprès de ma brune
J'ai trouvé le feu
De l'été indien
Dans l'ambre de ses yeux

Elle est mexicaine
Du Rio Grande
Ma terre de sienne
Châtain mordoré
Au cœur de son hacienda
Ses prunelles vous invitent
A goûter la tequila
Quand elles pétillent comme des pépites

Elle a ma métisse
Du sang tandoori
L'argile un peu réglisse
D'une poterie
Elle a du caramel chaud
Une gousse de vanille
Un peu noisette sur la peau
Comme au cœur de ses pupilles

Auprès de ma brune
J'ai perdu le bleu
Des matins sereins
Des vertes lagunes
Auprès de ma brune
J'ai trouvé le feu
De l'été indien
Dans l'ambre de ses yeux

Paroles et Musique de Magali Fortin (à ma fille)
(L'ambre de ses yeux)
Invité : Alain Messier (harmonica)

pour écouter un extrait de la chanson
http://perso.wanadoo.fr/magali.fortin/musique/mptfille/brune.mp3

LES PENSÉES

Posté le 23.03.2007 par Bernard Pichardie
Jean-Jacques REY

Je suis né le 3 février 1957, à 8 h 30 du matin, dans une villa du bord de Mer, à Châtelaillon-Plage en Charente-Maritime.
J'ai mis quarante ans à comprendre que j'avais eu un coup de chance extraordinaire : je suis un " con " qui a eu l'avantage de naître quelque part.
Au-delà de toute emphase, je porte la " marque " de la mer, j'ai toujours été attiré vers Elle et je lui dois à plus d'un titre la vie, mais c'est une longue histoire…
Disons simplement qu'Elle m'a fait naître vu naître et fait renaître je ne le savais pas, mais c'est Elle qui protégeait ma " citadelle "…

Il y a eu deux tournants décisifs dans ma vie :
- 1982 : l'envol de " l'avion ", autrement dit, l'émergence du poète.
- 1997 : la mère des batailles, gagnée par un vieux " char " contre les " hordes barbares " autrement dit, l'affirmation de l'homme de lettres.

Maintenant, je sais ce que j'ai à faire j'assume tant en prose qu'en poésie.
J'ai encore beaucoup à apprendre, et c'est tant mieux.
Je suis retourné en enfance, et je m'aperçois que j'ai de plus en plus d'ami(e)s, c'est plutôt bon signe, non ?

LES PENSÉES

En colimaçon les pensées
S'enroulent aux lignes
Au gré des humeurs
Au champ de cire
Où s'impriment les volontés
De vivre encore
Naître et renaître
Aux ailes des transports
Dans la baignoire de l'univers
L'illusion de soi
Attachée aux comètes
Flammes des pulsions

Veille des hommes
Aux arènes des flammes
Les pensées font et défont
Les mondes d'ombres
Et de lumières

Les fenêtres du monde
Happent les rivières
D'énergie des hommes
Souveraines et belles
Aux vents de l'univers

Abris d'eux même
Inconsistants
Les pensées des hommes
Tissent les habits
Autour des sens
Des scènes en chaîne
Où trament les navettes
Des existences
Traînées de poudre
Dans l'univers
Qui boit
Et absorbe tout

Jean-Jacques REY
le 14 septembre 2003

sites internet : http://www.jj-pat-rey.com
http://perso.orange.fr/j-j.rey-feuxdelamer/index.html

DE MON PAYS D’ICI ...

Posté le 16.03.2007 par Bernard Pichardie
Catherine LAURENT A.

« C’est la poésie
qui m’a prise par la main…
Un beau matin,
J’ai entendu son chant divin… »

Très jeune, Lecture et écriture m’ont toujours passionnée.
Enfant, je dévorais les livres. J’écrivais, j’inventais des petites histoires. Et c’est tout naturellement que la Poésie est venue à moi.
Si à un certain moment, je lui ai lâché la main. Elle n’a pas hésité à me retrouver…
Et c’est en redécouvrant des textes que j’avais écrits à l’adolescence, dans un « carton à poussière » que je me suis remise à l’écriture de poèmes.
Car malgré la poussière, les mots… Le pouvoir de l’écriture… est demeurée intacte.
Et puis il y a eu la découverte du « net » qui m’a donné la possibilité de partager mes textes avec d’autres Poètes.

Poétesse à ses heures (perdues)... Conteuse... parfois... Écriture en tout genre. Du conte pour enfants... à la poésie. Des coups de cœur, des coups d'humeur.
Le soleil ?... dans le cœur. La chanson ? Par hasard...
En ce moment, entre autres, Animatrice d'un atelier d'écriture poétique pour enfants.
Tout est dit... Enfin presque.

DE MON PAYS D’ICI ...

Sur les murs de briques rouges
Relire les secrets, les doutes
De mon pays d’ici.

M’enivrer à nouveau
De l’odeur de café brûlé
Et me laisser porter,
Grisée par le souffle du vent,
Dans le dédale de ces rues
Aux visages familiers.

Cueillir aux yeux
Des passants
Au détour d’un trottoir
Les sourires généreux
Des gens
De mon pays d’ici.

Redevenir la petite fille,
Jeter mon parapluie
Et courir sous la pluie,
Les joues rougies,
Cheveux humides,
Sans aucun souci.

Courir à perdre haleine,
Au point de manquer d’air.
Refaire le chemin à l’envers,
Remonter les aiguilles du temps
Et oublier ces heures
Qu’on n’a pas passé ensemble.

Me blottir dans vos bras
Vous ma famille,
Ces gens de mon pays d’ici.
Et vous dire combien je vous aime
Et combien vous m’avez manqué.

Encore une fois,
Reprendre le tempo
De ces mots accrochés
Sur mon cœur
Et redevenir un’ gens
De mon pays d’ici.

Catherine LAURENT A.

site
http://www.e-monsite.com/jardinmagique

blogs
pour écouter des chansons à la recherche d’interprètes
http://chansonnade.centerblog.net
http://chansonnade.hitmuse.com


des textes de chansons à la recherche d’interprètes sur
http://pichardie.forumactif.com/viewforum.forum?f=9
avec Catherine, j'ai co-écrit un texte de chanson pour enfants
( à la recherche d'une musique ) pour le lire
http://petitespousses.hitmuse.com

YOUSSEF ET CHANTECLAIRE

Posté le 10.03.2007 par Bernard Pichardie
JASIRIS

Nous nous sommes rencontrés en septembre 2003.
Tout commence réellement sous le ciel noir frigorifié d'une banale nuit de Janvier. Dans le froid une rencontre, quelques notes de musiques, une découverte : Les mêmes goûts, la même envie de chanter, et ... le même lycée.

Puis très vite une alchimie se crée, une amitié naît, et avec le temps des chansons. Les mots, les accords, les voix, tout est malhabile. Pourtant le plaisir d'être ensemble pousse à parfaire les fausses notes, à arrondir l'écho d'une voix.
Très vite les premiers concerts, notamment un certain 8 août 2004 qui restera notre 14 juillet à nous, les premiers compliments mais aussi … les premiers spectateurs indifférents au spectacle.

Après l'euphorie, assez courte, le travail, toujours dans la bonne humeur et toujours avec plaisir. Le jeu en valait la chandelle, deux mois après nous enregistrions nos cinq premières chansons dans notre "studio" (chambre aménagée pour la circonstance), sur un petit quatre pistes.

Julien est aux textes, Adonis est aux solos guitares, Stéphane gère en chef d’orchestre, Alex, le percu, apporte le rythme indispensable à l'équilibre de nos morceaux tandis qu'Etienne donne une couleur spéciale à chaque composition grâce à ses multiples instruments ( pianon, accordéon, harmonica, toy piano, mélodica.... )
Les musiques naissent de ce travail commun.

http://jasiris.free.fr

YOUSSEF ET CHANTECLAIRE

Juste une fable sans prétention
Qui raconte l’impensable
L’impensable.

Il descendait de son avion
Fin d’un voyage insoutenable
Insoutenable.

Elle était hôtesse sur le pont
Elle aperçu le misérable
Misérable.

C’est une histoire de travers, de travers
Un amour pas très ordinaire
Celui de Youssef et Chanteclaire.

Quand il sauta de la carlingue
Elle le prit sous son aile
Sous son aile.

Elle avait pitié du malingre
Pauvre immigré du Sahel
Du Sahel.

Clandestin débarqué chez les dingues
Attiré par les étincelles
Les étincelles.

C’est un amour à l’envers, à l’envers
Une histoire extraordinaire
Celle de Youssef et Chanteclaire.

Youssef lui fit chavirer le cœur
Par son naturel nonchalant
Nonchalant.

Chanteclaire c’était la beauté intérieure
Qui lui donnait des sentiments
Des sentiments.

Ses prétendants aux bouquets de fleurs
En eurent pour leur argent
Leur argent.

C’est une histoire de misère, de misère
Un amour sans hémisphère
Celui de Youssef et Chanteclaire.

Dans un mariage effervescent
Le ciel pluvieux laisse passer
Laisse passer.

Quelques rayons luminescents
Sous l’interstice d’une trouée
D’une trouée.

Un arc en ciel se fait l’enfant
De leurs caresses mélangées
Mélangées.

D’un amour arrivé des airs, du désert
Est né un enfant de la terre
Celui de Youssef et Chanteclaire.

Texte : Julien Sigalas
Musique : Adonis Gimenez

pour écouter un extrait de la chanson
http://jasiris.free.fr/commun/music/youssef.mp3

CIEL D’ORAGE

Posté le 03.03.2007 par Bernard Pichardie
Anna BOSCO

Bien qu’au fond de mon cœur, Marseille, ma ville d’adoption, occupe une très grande place, et qu’elle ressemble par de multiples aspects à ma ville natale:
Naples, c’est cette dernière qui, par sa beauté envoûtante, ses mystères, sa population étonnamment joyeuse et fataliste et ses mélodies, m’a donné l’envie de chanter et le goût de la scène.

Par ailleurs, et contradictoirement, je suis animée par un sentiment d’appartenance à deux pays, doublé d’une sorte de nostalgie digne, je pense, d’une apatride, et cela me pousse à rechercher constamment un endroit où me poser.
Alors, j’aime à penser que sur la scène je suis chez moi, accédant ainsi à un moment de répit dans ma quête d’identité.

Anna Bosco le 8 février 2005

CIEL D’ORAGE

Des larmes qui reposent
Ciel d’orage où se noie tout un monde insipide

Rides d’enfants sans âge recherchant leur patrie
Et ce cri, tout en bas, à la couleur livide
Qui dessine un tourment là où régnait la joie

Ils sont tordus ces arbres calcinés par la foudre
Où rampe la vermine d’un monde enseveli
La prairie verdoyante a fait place au désert
Et aux feuilles jaunies de vieilles écritures

Mieux vaut ne plus entendre si l’univers est sourd
Et regarder la nuit quand le loup crie famine
En hurlant à la lune qu’après tout on s’en fout …

Et si l’écho déchante au sommet des montagnes
Qui se tournent le dos, c’est que l’amour en nous
A cessé d’exister ... d’exister ... d’exister ...

paroles Anna BOSCO le 06 / 04 / 03
courriel
nannina20@hotmail.com

musique Jean-Pierre LOMBARD
http://lecompo.centerblog.net


Anna a fait l’adaptation en italien de 2 chansons dont je suis l’auteur

« Nel quadro »
http://chantsongs.centerblog.net/rub-ANNA-BOSCO.html
( texte à lire et interprétation à écouter en version intégrale )

et « Ho solo te »
http://chantsongs.centerblog.net/rub-ALEKSANDEUR.html
l’adaptation de « Je n’ai que toi » peut être lue après le texte de la chanson d’origine ( cinquième de la page )
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