PUZZLE
Posté le 18.04.2008 par lescops
GZORMIX
L’auteur du texte ci-après, Gzormix, est né le… 25 juin 2007 en même temps que son blog et n’existe que par lui.
Son but original était d’écrire sa propre biographie, pour suivre la mode.
Seulement comme il venait de naître… il n’a pas insisté.
Alors il a décidé de se lancer dans « l’autobiographie des autres », c’est-à-dire relater des tranches de vies, très particulières, qu’il lui serait donné d’observer… ou d’imaginer. En égratignant, gentiment (quoique…), au passage certains comportements agaçants, voire plus si non affinités.
Qualifié d’obsédé textuel, il assume parfaitement ce qualificatif.
De l’humour à l’humeur, de la dérision à l’ironie, des pensées aux petites annonces, du coq à l’âne, tout se télescope dans un kaléidoscope de mots pour maux dans ses écrits.
Qui se cache derrière Gzormix ?
Bof… personne, insignifiant, une ombre dont personne n’a jamais entendu parler…et c’est bien ainsi.
A moins qu’un éditeur s’intéresse à Gzormix…
http://motzamaux.canalblog.com
Ci-dessous, voici sa meilleure photo… et encore elle a été retouchée par un spécialiste qui l’a nettement améliorée. C’est dire !
PUZZLE
Le prévenu accusé d’avoir découpé sa femme, n’a pu, quant à lui, être déclaré coupable. La reconstitution n’ayant pas permis aux enquêteurs de rassembler tous les morceaux du puzzle que constitue cette affaire, le jugement s’en est ressenti.
En effet, à l’audience, il n’a pu être vraiment établi que le mari soit l’auteur de cette mauvaise action. A tel point que l’on a pu croire que, s’il n’a pu être confondu par le procureur, il a été confondu par le procureur... avec un autre prévenu qui, lui, n’aurait pas été avisé.
Trop de zones d’ombre subsistent pour que l’affaire puisse être éclaircie.
En particulier, la victime avait les cheveux dénoués, ce qui a posé un problème pour dénouer l’écheveau (Et aussi pour dénouer les chevaux, mais, comme il s’agissait sans doute d’une autre affaire, personne n’en a parlé). Le mari de la victime, confronté à ce délicat problème au cours de la reconstitution, n’avait visiblement aucune disposition pour le résoudre. Il a juré qu'il n'avait jamais touché un cheveu de sa femme ! La victime avait-elle été assassinée avant ou après sa partition ? Y a-t-il eu préméditation ? De plus, l’accusé qui a abandonné son métier de boucher il y a plus de dix ans et son métier de bûcheron il y a quatre ans, avait-il conservé suffisamment la main pour mener la tâche ardue que constitue ce crime ?
S’il s’agit bien d’un crime !
Une autre reconstitution sera tentée dans quelques mois pour vérifier si, après tout, il ne s’agit pas d’un banal suicide. Le fait que la tronçonneuse ait été retrouvée au domicile de la victime, à portée de sa main droite, semble accréditer cette thèse puisqu’on sait que cette femme était droitière, alors que son mari est gaucher. Que tous les autres morceaux du corps aient été dispersés aux quatre coins de la ville pourrait alors être attribué à un mauvais plaisantin, ou à un chien errant.
L’instruction de l’affaire a repris et continuera encore. Jusqu’au moment où elle sera en mesure de repasser son examen. Notamment, les enquêteurs devront interroger les vingt deux mauvais plaisantins répertoriés ainsi que les deux cent dix chiens errants de la ville.
Le juge chargé de l’affaire a déclaré qu’il entendait bien n’être muselé par personne au cours de l’enquête. Bien [COLOR=blue]qu’il n’ait pas cité de nom, tout porte à croire qu’il faisait allusion à la directrice de la SPA locale, qui est bien connue pour être « forte en gueule » et pour ne pas lâcher facilement le morceau. On pense qu'elle s'est déjà portée partie civile pour défendre l'honneur des chiens, alors que ceux-ci n'ont pas encore reçu leur convocation du juge.
La presse a dû se contenter de cet os à ronger. « Aucune hypothèse n’a été rejetée et aucune piste ne sera écartée » a déclaré en guise de conclusion le juge chargé de l'affaire. Il a ajouté qu'il avait toute confiance dans le flair du commissaire Braque, bien connu pour être un fin limier.
Devant une telle résolution, à défaut d’une résolution de l’affaire, on ne peut que saluer le courage et la sagacité des responsables de l'enquête et de l’instruction.
Mais tout porte à croire que le prévenu s’en tirera bien, malgré sa tentative d’évasion ratée.
De toute façon, en dernier ressort, c’est la justice qui tranchera.
Gzormix
http://motzamaux.canalblog.com
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