LE RAP DU HOMARD
Posté le 24.08.2007 par Bernard Pichardie
Pierre SHASMOUKINE
BONJOUR,
Bernard me demande de me présenter
mon lieu: GORODKA, et moi Pierre Shasmoukine à ses amis, alors voilà :
Je suis plasticien, et pour donner vie à ma toute personnelle Philosophie:
"le trans-social est un individu qui ne peut se situer dans aucune des catégories sociales, psychologiques ou idéologiques, où nous avons tendance à nous enfermer du 1èr cri au dernier soupir....
Ce n'est certes pas un asocial, mais un chercheur qui contribue au développement de sa société. Mais, pour lui, pas d'étiquettes..."
C'est pour cela, qu'en 1970, j'ai donné mon premier coup de pioche sur le flanc d'une colline en plein bois, sans eau, sans électricité, sans habitation...la création du lieu Gorodka.
A ce jour de 2007, à Gorodka et ses Folies plastiques ne sont pas destinées au plaisir d'un seul, mais érigées en concept: créations, loisirs, pédagogie.
A gorodka 8 galeries d'art contemporain, parcours d'oeuvres dans la nature, ateliers, habitation-hébergement...
A gorodka, beaucoup de possibilités.
A gorodka, beaucoup de projets,
Gorodka ouvert au public....
une importante exclusion locale aussi, mais toujours portes ouvertes à projets et partenaires.
Pour en savoir plus: http://www.gorodka.com
Merci de votre visite
Avis
Ou ... La peinture et son acheteur...
Beaucoup plus de personnes achètent un canapé à 50 000 F pour leur cul,
beaucoup moins achètent des peintures à 20 000 F pour leur esprit.
Et pourtant aujourd’hui, une peinture tout comme un canapé,
peut s’acheter avec un crédit gratuit.
Ce qui signifie qu’avec une bonne gestion de votre budget
et un bon arrangement du vendeur,
l’esprit et le cul sont financièrement conciliables.
Pour le côté pratique et convivial,
il me paraît évident qu’il y a synergie totale entre le canapé et la peinture.
Rester debout devant une peinture accrochée sur un mur
est inconfortable et passéiste.
Rester assis sur son canapé devant un mur vide
vous rendra irrémédiablement idiot.
Parlez-en à votre concessionnaire peinture habituel,
qui vous mettra directement en contact avec l’artiste.
LE RAP DU HOMARD
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Le pêcheur, le restaurateur, le baffreur,
ne lui donnent pas un radis,
lui prennent la vie
pour se faire leur beurre.
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Dans l’espoir de meilleurs soirs,
il vote pour un pote.
Ensuite le politique le nique.
L’administration lui donne des frissons...
que le racket lui lâche les baskets !
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
On enlève la poussière des étagères,
on met à la place de nouvelles paperasses.
Les lois deviennent fatrasses,
les décrets lui bloquent les idées.
S’il fait des efforts pourtant,
le homard s’incruste assez...
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
On trouve le phoque mignon et loufoque.
On trouve le homard laid et crustacé.
Et comme ce n’est pas assez,
il est le roi du vent froid en attente d’eau bouillante.
Pour le homard c’est la poisse,
car dans l’attente, il angoisse.
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Le phoque s’en moque,
Brigitte Bardot le trouve beau.
Le homard en à marre,
au fond de l’eau où il a son lit,
il se demande ou est son délit.
Débit de l’eau, débit de lait,
délit de vie, délit de laid.
On fait des chansons de ses frissons.
Le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Le monde est indifférent à ses déboires.
Et pendant qu’il est mangé,
les hommes se servent à boire.
Parce qu’il est différent
et parce qu’il est laid,
il est même soupçonné
jusque sous le couteau du gros cuistot
et devant des caméras qui ne le voient pas,
d’être en plus un méchant gros.
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Par contre,
si l’on jette le phoque dans l’eau bouillante devant les caméras,
à côté du couteau qui le tranchera,
qui dans la foule dira : « je m’en moque ! ».
Le homard en a marre.
Pour Bardot, il n’est pas petit veau.
Pour Laguiller, il n’est pas ouvrier.
Chacune défend son chacun.
Injustice est là pour qui dira
un plus un égal un.
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Il ne devrait pas venir si près de l’homme,
qui n’est pas qu’un mangeur de pommes,
et rester caché sous son lit,
au fond de sa mare.
C’est son délit, c’est sa faute.
Alors pas de cris, pas de paroles trop hautes.
Si le phoque s’en moque,
le homard en a marre.
Et ce sera son dernier mot,
avant d’aller cuire dans l’eau.
Car sur la casserole,
il y a un couvercle pour lui couper la parole.
Et le phoque se moque
du homard qui en a marre.
© Pierre Shasmoukine 2000
http://www.gorodka.com
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